2007-03-20

Réseau contact story

Je vous ai glissé un mot dernièrement sur le fait que je m’étais réabonnée à réseau contact. J’ai été plutôt silencieuse à ce sujet, le succès de l’opération étant quelque peu discutable. Tout d’abord, plus je vieillis, plus je suis difficile. Et plus je suis difficile, plus je suis intolérante. Et plus je suis intolérante, moins j’ai envie de perdre mon temps avec des morons. Tout ceci ayant comme magnifique résultat que je passe mon précieux temps à supprimer des invitations.

J’ai tout de même en tout temps entre 1 et 5 jeunes hommes sur mon msn à qui j’ai laissé la chance inouïe de discuter quelques minutes avec moi. Au moindre faux pas, je bloque. Trop de fautes de français? Bloqué! Adéquiste? Bloqué! Ne comprend pas mes jokes? Bloqué! Bien que cette pratique ait l’air quelque peu cavalière, il n’en demeure pas moins que je sais pertinemment que ces personnes ne pourront jamais partager ne serait-ce qu’une parcelle de ma vie, alors aussi bien conserver le temps de tous et passer au suivant.

J’ai un système MSN à la maison tout à fait fonctionnel. Je sépare les gens en groupe afin de savoir à qui j’ai affaire. Donc, mes amis, sont évidemment dans « amis », ma famille dans « famille » et les gars de réseau contact sont dans « autres ». Donc, lorsque quelqu’un vient me parler et que je ne sais pas trop de qui il s’agit, je vais voir dans quelle section il est et j’arrive à identifier s’il s’agit d’un gars du cégep à qui je n’ai pas parlé depuis mille ans ou s’il s’agit d’un gars qui va me demander incessamment combien je pèse.

Dimanche, j’étais sur MSN, mais pas à la maison. Je donnais du temps pour la campagne électoral. Dans le cadre des fonctions que j’occupe pour mon candidat, il m’est tombé une tuile sur la tête. J’étais alors dans mon droit d’être en beau joual vert et comble de joie, mon bon ami Nitram était en ligne. Étant également impliqué en politique, c’était le candidat idéal pour me défouler de ces espèces d’enfoirés qui ont tout fait tout croche. Je commence donc à lui expliquer de long en large la patente. Il semble m’écouter attentivement. La boîte de conversation s’est fermée, j’en ai perdu quelques bouts et je suis retournée chercher Nitram pour finir mon histoire. Vous devinez bien que je ne parlais plus au bon Nitram…

Moi : Ce sont vraiment des enfoirés!
Moi: Maudit publi-sac à marde!

Moi : On a payé pour ça!

Moi : Ça a l’air que c’est toute une gang de libéraux!

Moi : Ils ont fait ça dans d’autres comtés!
Nitram : De quoi tu parles?

Moi : Je viens de tout t’expliquer !

Nitram : Bon, je m’en vais, je comprends rien de ce que tu racontes.

Moi : Ben voyons, je t’ai expliqué de A à Z.

Nitram : Ça m’intéresse pas ce que tu dis.
Moi : !!!

J’étais littéralement en furie contre mon ami. Je ne m’attendais pas à ce qu’il règle mon problème mais à ce qu’il fasse sa job d’ami, qu’il m’écoute et qu’il me dise des trucs du genre :

« ah ouin! »

« ah, c’est plate »

Ça m’aurait suffit. Mais là, de me faire fermer le bocket aussi sèchement…

Tout ceci me semble une technique géniale pour trouver l'amour.

2007-03-19

Fermeture temporaire

Scuba girl et votre humble serviteure étaient attablées dans un sympathique bistrot français du centre-ville, vendredi dernier quand elles ont eu the discussion qui allait changer le cours de l'histoire.

Petit retour en arrière. L’été dernier, ma comparse et moi avons passé un été tout à fait extraordinaire en compagnie de elle, de moi, de re-elle et de re-moi. Au diable les hommes, on s’autosuffit (excepté peut-être pour une fin de semaine à Québec). Nous sommes donc parties toutes les semaines faire de la plongée sous-marine ou en camping ou les deux à la fois, pourquoi pas!

Allez hop! Debout à 5 heures du matin le samedi, on s’en va au Canada, le pays voisin, vous savez, pour aller faire des guili-guili aux poissons. Ce fut donc un été rempli de belles rencontres sous-marines mais les guili-guili aux vertébrés se sont fait plutôt rares voire inexistants dans mon cas, puisque vous connaissez l'histoire: gin tonique, ville de Québec, gars-dont-j’ignore-le-nom…

Ceci étant dit, nous nous sommes timidement avouées l’une à l’autre qu’il serait bien dommage de rater l’occasion de répéter un été aussi rempli de poissons, de feux de camp, de guimauves flambées, de corona-avec-de-la-lime et de wet-suit qui pue! Nous étions toutes deux conscientes qu’il était possible que l’une ou l’autre rencontre quelqu’un et qu’il faudrait bien passer une fin de semaine ou deux avec l’être aimé plutôt qu’en plongée.

Nous sommes désormais beaucoup plus près de l’été prochain que de l’été passé et comble de joie malheur, nous sommes les deux plus que jamais célibataires. Nous avons donc décrété vendredi passé que la période de chasse était révolue et le last-call est passé. Messieurs, nous ne retenons désormais plus aucune candidature et vos lettres de motivation resteront sans réponse. Inutile d’appeler pour demander une entrevue, nos bureaux seront fermés jusqu’en octobre prochain.

Merci de votre maigre participation ces derniers mois et au plaisir de recevoir d’intéressants candidats l’automne prochain.

On passe à un autre appel

Un matin comme les autres. Un lever difficile, comme les autres. Une température moyenne, comme les autres. Une charge de travail élevée, comme les autres. Une humeur normale, comme les autres.

Absence d’envie de rire, de crier, de pleurer. Une journée habituelle quoi. À la différence près que ce matin, j’ai reçu un appel de M. Wings, ce qui a eu pour effet de perturber ma journée plate et mon humeur plate. Ce qui a immédiatement créé une colère indescriptible en moi.

Je préfère finalement la platitude de ma vie sans action aux journées qui commencent par l’appel d’une cervelle de poulet manifestement incapable de mettre la switch à off avec personne et qui, de toute évidence, a une peur bleue de la vie et qui chie dans ses culottes aux moindres vagues. Je le méprise finalement. Quelle perte de temps.

Je préférais nettement le hélas révolu temps où mes ex ne me rappelaient pas. C’était une bonne habitude.

2007-03-16

Les atteint du mâle

Y a un étrange garçon (je présume évidemment que tous les étranges de ce monde sont masculins) live from morocco qui fait de drôles de recherche sur google. En fait, il fait la même recherche plusieurs fois dans la même journée. Et je ne sais pas ce qu'il cherche. Mais il arrive inévitablement sur mon blogue à chaque fois.
les sexy les atteint du mâle + excitation du mâle
Tu cherches quoi? Peut-être que je peux t'aider...

EXtase pré-pubère

Je vous offre, à nouveau, de vous parler des hommes m’ayant marquée. Non seulement il y en eût plusieurs, mais ceux-ci ont commencé à hanter mon esprit assez tôt dans ma vie. Alors voici les principaux (il y en eût bien d'autres) de ma période pré-pubère.

À 6 ans, j’étais en première année. Nous étions toute la classe en cercle, à chanter une chanson en tournoyant. Je me souviens tellement de cet événement, qui a été somme toute assez marquant dans l’éveil de ma sexualité. Il y avait un garçon face à moi, nommé Sylvain. Je le regardais chanter et tourner timidement. J’ignore pourquoi, mais en le regardant, j’ai senti un énorme choc électrique dans le bas ventre… Je n’ai toujours pas, à ce jour, identifié s’il s’agissait véritablement d’un orgasme, mais si c’était le cas, je rêve encore du jour où je jouirai à nouveau seulement en regardant un homme. Tout compte fait, le Sylvain en question a été dans ma classe jusqu’en secondaire 5, n’a finalement jamais été beau, est devenu gros, laid et boutonneux. Mais il m’a fait jouir.


À 8 ans, je suis tombée amoureuse d’André, qui jouait dans la même équipe de hockey que mon frère de 9 ans. Déjà, à cet âge, j’avais compris que pour avoir des contacts avec un garçon, c’est une excellente idée de devenir amie avec sa sœur. Karine est donc devenue ma complice, malgré qu’elle ne comprenait absolument pas ce que je pouvais trouver à son frère. À cet âge, je pouvais avoir l’œil sur un garçon durant des mois, voire des années avant de faire quelques avances que ce soit. En entendre parler me suffisait presque. Il n’a donc jamais vraiment su que je me voyais avec lui, vingt ans plus tard, dans une allée d’église. Je l’ai revu il y a quelques années, sur une plage du Lac-st-jean. Il avait oublié de devenir un homme mais je l’ai tout de même embrassé, comme pour réaliser un vieux rêve de petite fille.


À 10 ans, mon frère est venu me demander si je voulais devenir l’amoureuse de Régis, son collègue de classe. J’ai dit oui. On a été « en couple » plusieurs mois, on s’est parlé au téléphone trois ou quatre fois et on ne s’est jamais embrassés. Il est entré au secondaire et s’est vite rendu compte que les filles étaient pas mal plus wild là-bas. Ce fut ma première (et seule, j’ose le croire) expérience d’infidélité.

2007-03-15

Me voici !

L'homme du stationnement

Ce matin, j'avais à me déplacer pour le travail, comme ça arrive assez régulièrement. Lorsque je vais à cet endroit, je vais toujours stationner ma voiture dans le même stationnement. Tout d'abord, parce que c'est très près d'où je vais mais également parce que le monsieur qui est en charge de l'endroit est tout simplement fabuleux. Je crois qu'il est né pour me remonter le moral.

La première fois que j’ai eu à garer ma voiture à cet endroit, j’étais séparée depuis quelques semaines à peine et j’habitais toujours avec l'enfoiré mon ex. J’avais beaucoup de travail et vivais beaucoup de stress au boulot alors, c’était le comble. J’arrivais le matin et l’homme du stationnement avait toujours des tonnes de compliments pour moi. C’était toujours dit avec beaucoup de respect et il était tout à fait conscient qu’il ne se passerait jamais rien en raison de son âge.

Ça fait presque un an que je le croise au stationnement, périodiquement, et il ne cesse de renouveler ces gentils mots à mon égard. Cet après-midi, lorsque j’ai quitté, il m’a lancé :

« Tu es la seule et unique qui me fasse tant regretter ma jeunesse »

Et, alors, que j’étais bien assise dans ma voiture, prête à quitter, il me fait ouvrir la fenêtre et me dit : « Tu me donnes la permission de rêver à toi? »

Ça m’a fait sourire.

2007-03-14

Vivre dans le passé

Quand j'étais plus jeune, j'écrivais un journal intime. J'en ai presque dix remplis de la première à la dernière page conservés dans une boîte. Je suis incapable de m'en départir. Mais je suis incapable de les relire. Je fouillais tranquillement dans mes archives ce midi, sans objectif précis. Ça m'a finalement rendue triste, comme quand je relis mes journaux intimes. J'écris seulement depuis août et déjà, j'ai l'étrange impression de ne pas avancer, de ne pas vivre. J'ai déjà dit il y a quelques temps que je m'emmerdais. Je le répète. Je n'en peux plus des semaines qui ressemblent à la précédente, du vin qui goûte la même chose que celui de la veille, du 5 à 7 qui finit à 9 heures. J'en ai assez des bonheurs qui ont tous le même goût éphémère et de l'arrière goût des moments tristes.
Faudrait que je cesse de le dire et que j'agisse enfin. Faudrait.


2007-03-13

J'ai envie de...

Piqué chez Mélane

1. Qu’as tu envie de manger ? Du chocolat. Avec des fraises et des bananes, en mettre partout et le lécher.


2. Qu’as tu envie de boire ? Un soda au pamplemousse avec plein de glaçons!


3. Qu’as tu envie de regarder ? Le gars bandé sur mon sofa, voyons!


4. Qu’as tu envie de lire ? Le livre dont j’ai oublié le nom qui traîne sur ma table de chevet depuis trop longtemps? Non, manifestement, je n’ai pas envie de le lire. Alors disons, un bon roman pas trop déprimant?


5. Où as tu envie d’aller ? Partout! Dois-je choisir? Hummm, alors disons au Viet-Nam.

6. Qu’as tu envie d’écouter ? Des mots cochons…


7. Qui as tu envie d’appeler ? Personne pour l’instant. J’ai peut-être plutôt envie d’être appelée.


8. Qui as tu envie d’embrasser ? Je recommencerais bien avec la dernière personne que j’ai embrassée.


9. Qu’as tu envie de prendre ? Mon futur filleul (dans environ 1 mois!)


10. Qu’as tu envie de crier ? Un gros je t’aime sur mon balcon. J’ai personne à qui le dire, mais j’ai toujours rêver de sortir dehors et de crier ça. Je sais, je suis quétaine.


11. Qui as tu envie de voir ? Plein de gens… mais le plus fort, c’est sans doute ma nièce. Je la regarde tous les jours en photo avec ses beaux grands yeux, mais elle est trop loin!


12. A qui as-tu envie de te confier ? À toute personne qui ne me regardera pas avec des yeux qui jugent.


13. De qui ou quoi as-tu envie ? J’ai notamment envie de faire l’amour, mais j’ai aussi grandement envie d’avoir des vacances.


14. Qu’as tu envie de changer ? Outre de faire la paix dans le monde, de changer les mentalités et autres choses aussi sérieuses, j’ai également envie de faire couper mes cheveux.


15. As-tu envie de pleurer ? Non, pas particulièrement.

16. A quoi as-tu envie de croire ? Qu’un jour, le Québec sera un pays.


17. A quoi as-tu envie d’être indifférent(e) ? À ce que les autres disent en mon absence.


18. Qu’as tu envie d’aller voir au cinéma ? Ma fille, mon ange. Je sais, tout le monde dit que c’est mauvais, mais j’ai tout de même envie de le voir.


19. Qu’as tu envie d’acheter ? Une voiture. Je ne sais pas laquelle mais quelque chose qui ne prend pas dans le vent sur l’autoroute.


20. Qu’as tu envie de dire à la personne que tu aimes ? Si j’aimais une personne, j’imagine que j’aurais envie de le lui dire.

2007-03-11

Potin

Comme vous êtes des lecteurs assoiffés de potins et que je suis votre humble serviteure, j’en ai toute une à vous raconter. Vous allez enfin être servis ma gang de curieux.


Un humain de la blogosphère, nommé Philtre, avait jadis lancé dans un de ses billets qu’il imaginait parfois qu’il trouverait l’Ex, et je cite : « extrêmement séduisante » malgré le fait qu’il ne l’avait jamais vue. Comble de hasard, l’Ex adorait lire les écrits de cet homme qui lui apparaissait plutôt charmant… En plus, Philtre s’était déjà déclaré comme étant le candidat parfait en fonction de mes nombreux critères. Mais il y avait feu Mr. Wings à ce moment-là.

Quand soudain! Pouf! Disparu le Mr. Wings.

Il n’en prit pas davantage pour que l’Ex se lance à la conquête de ce mystérieux blogueur. Elle enchaînait alors les commentaires d’aucune subtilité pour se dénicher un petit rendez-vous galant. Les hommes mystérieux ayant la fâcheuse habitude de résister longuement aux avances, il a fallu que l’Ex y aille d’un direct : « veux-tu aller prendre un verre avec moi en fin de semaine. » Toujours aussi résistant, Philtre a placé l’Ex troisième sur une liste d’attente pour la soirée de samedi.

Que de chance, elle eu droit à ce fabuleux rendez-vous… Maintenant qu’elle allait rencontrer le charmant jeune homme en question, il fallait bien que l’Ex cherche à connaître, tout à fait inconsciemment je vous le jure, le leadership de ce blogueur. Alors, aussi subtilement qu’un dix roues sur la rue Mont-Royal, l’Ex décida de ne rien décider…

Étant aussi vite d’esprit que charmant, Philtre compris très rapidement que « Non, c’est toi qui décide » n’était pas une bonne réponse… Les verres se sont enchaînés, comme les mots et les sourires. Les heures passaient, il devenait tard, les esprits s’embrouillaient mais ni l’un ni l’autre n’avait envie de partir.

C’était une charmante rencontre, avec une personne tout aussi charmante. Une étrange impression de connaître l’autre, par ses écrits, mais une grande part d’inconnu.

Comme dans les contes de fées, les cloches de minuit allaient sonner et… et… et quoi?

Ce qui est fabuleux dans les contes de fées, c’est qu’on peut imaginer la suite que l’on veut. Si vous manquer d’imagination, je peux vous offrir quelques alternatives.

1. Les pintes s’étant faites trop nombreuses, l’Ex et Philtre sortirent de l’endroit où ils étaient et l’Ex se mit à vomir de façon incontrôlable sur le trottoir. Philtre, honteux, partit à la vitesse de la lumière et l’Ex ne l’a jamais revu.

2. L’Ex a décidé de montrer à Philtre comment il était agréable de partir à la recherche de petits amis dans son nez. La fin est identique à l’option précédente.

3. Philtre se rendit compte qu’il avait déjà eu une aventure avec l’Ex et celle-ci n’ayant vraiment pas été à la hauteur et ayant, de surcroît, une haleine de poisson mort, il prétendit aller aux toilettes et s’enfuit.

4. L’Ex apprit à Philtre que son lecteur DVD était défectueux. Le mâle en lui surgit et ils quittèrent pour l’appartement de l’Ex. Le lecteur DVD est toujours défectueux mais le sofa est bien usé.

5. Toute autre réponse .

2007-03-09

Vous, chez moi!

Comme vous pouvez le constater, je vous ai tous et toutes attribué un petit surnom commençant par l'EX, histoire de pousser le concept de Champ de patate, alias l'EX abrupto, jusqu'au bout.
J'ai donc essayé, avec le peu que je connais de chacun d'entre vous, de trouver un qualificatif vous représentant bien. Si j'ai mal viser, s.v.p. m'en informer et me proposer autre chose. Pour ceux qui n'ont pas encore de surnom, c'est que j'ai manqué d'inspiration, alors, vous seriez bien aimable de me donner un petit coup de main!
Sur ce, bonne fin de semaine!

2007-03-08

Folle jeunesse!

Au risque de passer pour une croqueuse d’hommes, je me dois tout de même de vous raconter ma rencontre farfelue d’hier soir, histoire de conserver la réputation de ma vie trop excitante.

Comme vous l’avez sans doute deviné, je suis allée au théâtre avec Scuba girl, qui est mon amie dans la vie, pour ceux qui ne l’avaient pas encore compris. Nous sommes tout d’abord allées manger ensemble avant d’aller prendre un p’tit drink dans le café du théâtre.

Le serveur arrive à notre table, a l’allure du serveur le plus mal à l’aise du monde, nous demande tant bien que mal ce que nous voulons et répond à moitié à nos questions sur les drinks. Il quitte et je lance tout bonnement à Scuba girl : « Y est donc ben louche lui ». Celle-ci approuve tout à fait mon observation et en rajoute en disant qu’il ressemblait au petit gars dans les publicités de Jean Coutu parce qu’il a des grosses narines. Moi, personnellement, je n'ai jamais compris c’t’histoire de grosses narines mais bon, je m’égare.

Finalement, nous jasons un peu et moi, je suis plutôt intriguée par le serveur louche. Non pas qu’il soit attirant, mais uniquement parce qu’il me regarde comme si je sortais live d’une soucoupe volante accompagnée de Raël.

Soudainement, un flash apparu dans ma tête, les images se sont succédées et la face a bien due me changer parce que je n’ai même pas eu besoin de parler que Scuba girl me questionne, d’un ton exaspéré : « t’as déjà couché avec? »

Il y a plus de trois ans, alors que j’étais vraiment une alcoolique finie en quête de sensations fortes. J’avais commencé à fêter à midi avec des amis, fait l’école buissonnière et arrêté de boire vers 22h00. Vous comprenez dans quel état je pouvais être, hein? 10 heures de beuverie, sans aucune interruption.

Ne cherchez pas l’histoire de vomi, y en a pas. Je vomis quand je mélange et cette fois-là, y avait que des pichets de Molson Ex qui défilaient devant moi. L’alcool étant un aphrodisiaque incontestable dans mon cas, j’ai décidé que je partais avec le serveur, du shift de jour bien sûr, parce qu’il était illusoire de penser que je pouvais me rendre jusqu’à 3h à ce rythme-là.

Hier soir, Scuba girl me dit, avec un air presque dégoûté : « Je suppose que tu te rappelles même pas de son nom » En effet, ni même de l’âge qu’il a, ni d’avoir eu un orgasme d’ailleurs.

2007-03-07

Invitation

La Mouette. Ce soir. 20h00. TNM. Billet payé.

Quelqu'un m'accompagne?

2007-03-06

L’homme à l’haleine et à la modestie décapantes



Dans le cadre de mon travail, je rencontre beaucoup de personnes. Ça pourrait définitivement être considéré comme un avantage pour une fille célibataire mais à défaut d’être moron, les hommes qui exercent mon métier sont généralement fendants, caractéristique qui n’a pas l’avantage de m’allumer outre mesure.

Hier matin, je croise un ancien camarade de classe d’université. Tout va bien jusqu’ici, j’en croise régulièrement et la chose se passe normalement plutôt bien. Cette fois-ci, je tombe sur LE gars de l’université le plus content de me revoir de toute la planète. Vous voyez l’ampleur là hein?

Nous ne sommes pas dans un endroit nécessairement propice à la conversation mais lui, il s’en fout. Il me parle, me questionne, enquête sur ma vie, paraît beaucoup trop content que je sois célibataire et me raconte évidemment sa semaine au complet. Tout ceci avec une haleine de j’ai-mangé-du-poisson-pour-déjeuner.

Je fais voir que je suis plutôt mal à l’aise de discuter dans un endroit où l’on doit normalement garder le silence et je réussis tant bien que mal à respirer de l’air pur. Il quitte, je le salue. Quelques minutes plus tard, je dois moi aussi quitter. Je me dirige vers le stationnement et le voit assis pas très loin de la porte. Je fais mine de rien, accélère le pas pour qu’il ne me voit pas.

« Hey L’Ex! »

Merde…

« Haaaaa, salut! » dit-elle avec un air faussement souriant. Je lui dis que je suis plutôt pressée et que je dois retourner au bureau et lui donne ma carte d’affaire.

Il vient de m’envoyer un courriel dans lequel il m'invite à souper (s'entend que c'est pas pour les affaires....) et prend également la peine de me résumer ma situation maritale.

« Donc, si je comprends bien, tu es séparée du gars pour qui tu as tout sacré là dans ta région natale? T’ennuies-tu de chez toi? Tu sais, il y a des avantages à demeurer à Montréal, notamment celui de rencontrer de beaux jeunes hommes dans le cadre de ton travail. »

…

Technologie

J’ai une petite caractéristique que l’on peut facilement qualifier de défaut, c'est selon. Je déteste ne pas maîtriser parfaitement la situation. Je ne suis pas à l’aise en terrain inconnu, ce qui fait en sorte que je peux parfois paraître hostile aux changements.

Quand je suis à l’aise avec un produit, par exemple, je l’utiliserai presqu’abusivement jusqu’à ce que j’en découvre un autre tout à fait par hasard qui me plaît autant ou plus. Ce que je déteste par-dessus tout, c’est lorsque les compagnies décident de modifier le produit en question. Si j’étais si fidèle à mon exfoliant à base de coquilles de noix, c’est peut-être parce que je voulais un exfoliant à base de coquilles de noix. Pas un exfoliant avec des billes micro encapsulées! Micro encapsulées…. Micro encapsulées… Micro encapsulées… C’est quoi ça de toute façon des ost** de billes micro encapsulées?

Je suis également de celles qui n’aiment pas particulièrement la technologie. Je suis incapable de suivre les tendances en ce domaine. Les lecteurs Mp3 ou les Ipod de ce monde, pour moi c’est du chinois. Une cassette, un CD, tsé, ça c’est du concret, du tangible. Y a sans doute le fait que je fasse partie de l’infime minorité de gens pour qui la musique ne procure aucune sensation particulière mais tout de même…

Et que dire du ch*** de lecteur DVD à marde, qui m’a été imposé par les putains de clubs vidéo qui n’ont plus de cimonac de cassette VHS à louer… Avant, j’allais louer un film. Une cassette. Je la sacrais dans mon vidéo et j’écoutais le film. Tout se passait très bien. Je pouvais aisément regarder le film en paix ou bien encore ne pas du tout écouter le film et embrasser et/ou faire autre chose avec le gars bandé sur mon sofa. À ma guise…

Mais là! Mais là mesdames et messieurs, ce n’est plus si simple! Oh que non! Je vais toujours au club vidéo pour louer les films et/ou les séries que je souhaite regarder. Je reviens chez moi et là… et là… Je jette les dés et j’ignore si le taba**** de lecteur DVD va lire l’os*** de DVD à marde.

Non, mais c’est pas fini! Je ne lâche pas si facilement. J’enlève le DVD, le frotte avec un mouchoir, le remet. NIET. J’enlève le DVD, le refrotte, le remet. NADA. J’enlève le DVD, souffle dans l’ost** de lecteur comme dans un cibo*** de Nintendo, remet le DVD. RIEN. Vous devinez que je commence à être d’une humeur on-ne-peut-plus agréable. Alors on s’entend que le pétard nu et bandé sur mon sofa, hé bien il commence drôlement à débander…

Mais je m’égare. À ce stade-ci, vous comprendrez que je m’en fout royalement du beau mec . Ce que je veux, c’est que mon cal*** de lecteur lise enfin le DVD.

2007-03-05

Un moron c'est bien, mais deux c'est mieux.

Je suis, depuis quelques jours à peine, branchée à la maison, ce qui fait en sorte que je peux désormais faire un tas de choses sur le net que je ne pouvais faire à partir du bureau. Je me suis donc réinscrite à Réseau contact, site de rencontres que j’avais essayé l’été dernier suite à ma rupture. Le résultat avait été tout à fait concluant : j’ai rencontré une série de morons l’un après l’autre, histoire de mettre mon moral complètement à plat et de prolonger indûment ma peine d’amour.

Par le plus grand des hasards, j’ai commencé à aller mieux quand j’ai cessé de rencontrer des épais. Voyez, j’ai toutes les bonnes raisons du monde de vouloir me remettre à chercher un moron.

Je ne mets pas ma photo sur ce site, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je n’aime pas particulièrement mettre ma photo sur Internet. Ensuite, j’ai déjà tenté le coup et les hommes (plusieurs d’entre eux) étant des rapaces, je recevais plus ou moins 400 messages par jour, ce que je ne peux évidemment pas gérer, à moins d’avoir une équipe électorale autour de moi pour faire des lettres préfabriquées, des téléphones ou du porte-à-porte.

Après seulement trois minutes sur le site, j’ai enfin rencontré LE moron de la semaine. On s’est mis à jaser sur MSN et il m’a gentiment appris qu’avec 5 pieds 2 pouces pour 125 livres, j’étais grosse. Dieu merci j’avais passé la nuit précédente avec un gentleman généreux sur les compliments parce qu’autrement ça m’aurait mis vraiment trop de bonne humeur.

Quelques minutes plus tard (va savoir pourquoi j’ai continué à jaser avec lui), il s’est mis à devenir paranoïaque et s’est imaginé que j’étais son ex qui l’avait reconnu sur le site et qui le faisait marcher.

Quelle belle rencontre. J’ai déjà hâte à la prochaine.

2007-03-01

Pour une grande malade

Mon amie E.T. est à l'hôpital. Rien de dramatique, on va la rescaper, ne vous en faites pas.

Je pense que ça lui ferait plaisir d'être inondée de messages sur sur blogue lorsqu'elle sortira. Allez! Un petit effort, même à ceux qui ne commentent jamais!

Si vous êtes gentils, je vous ponderai un message érotique bientôt!

Allez! C'est pas là.

2007-02-28

Une soirée dans la Capitale nationale

E.T. sous-marine et moi-même avons eu une idée (que nous croyons) géniale pour démontrer à quel point les individus peuvent avoir une vision et une interprétation différentes d’un même événement.

Le mot d’ordre : raconter notre soirée ensemble à Québec en juillet dernier, chacune de notre côté, sans consultation préalable.

Ma version :

E.T. me propose, un bon soir d’été, que l’on aille passer la fin de semaine suivante à Québec. Pourquoi donc? Pour aller baiser des québécois qu’elle me répond. Bon, elle ne l’a pas dit ainsi, mais le terme qu’elle a utilisé, mon oreille ne peut le supporter.

Étant séparée depuis quelques semaines à peine, l’idée de revivre mes folles années en un week-end m’est soudainement apparue comme salutaire. Le samedi soir, nous sommes sorties dans le seul endroit qui nous avait été suggéré, soit le Maurice. En ce qui me concerne, j’avais espoir d’avoir du plaisir, mais sans plus. Par contre, voyant le succès phénoménal que nous récoltions toutes les deux, le plaisir fut définitivement au rendez-vous.

Le premier jeune homme à nous avoir abordées avait l’air d’un geek de 19 ans qui sortait pour la première fois de sa vie. Il était accompagné de sa gang de Génie en herbes de son école secondaire et tous ses amis semblaient applaudir le courage qu’il avait pris pour venir nous parler.

C’est à ce moment-là que le fun a commencé. Je me suis mise à mentir de façon compulsive à tous les hommes en manque inintéressants qui venaient m’aborder. E.T. qui a trouvé la technique vraiment trop chouette l’a tout de suite adoptée. Bien entendu, fallait se consulter pour dire les mêmes menteries, ce qui a rendu l’exercice vraiment périlleux. Nous étions tantôt des assistantes dentaires de Baie-Comeau venues à Québec pour un congrès, tantôt des secrétaires médicales venues de Montréal pour une formation. Nous adaptions notre discours dépendamment de l’origine des gens. S’ils venaient de Québec, nous venions de Montréal et vice versa.

Un moment donné, je n’avais plus rien à boire et je dis à E.T. : « viens là-bas, il y a un gars qui nous regarde, il va nous payer un verre » C’était un italien de Montréal. On se fit payer quelques shooters et on déguerpit.

Tout compte fait, ce fut une soirée plutôt abordable mais peu productive d’un point de vue conquête. J’ai tout de même passé la fin de soirée à jaser avec un gentil jeune homme dont j’ignore le nom. Je ne me souviens d’ailleurs pas tellement ce qu’on racontait, mon ami Gin tonique se faisait plutôt insistant ce soir-là. Je me souviens par contre d’avoir plusieurs fois dit à E.T. que je trouvais ce gars-là vraiment intelligent. Savoir si lui me trouvais vraiment intelligente après 8 Gin tonique et 5 shooters, c’est une toute autre histoire.

E.T., quant à elle, a décidé de nous garder éveillé jusqu’à 4h30 du matin en choisissant de jeter son dévolue sur le barman qui lui, devait torcher la place avant de quitter. Baon. Il devenait de plus en plus difficile pour l’Ex et Gin tonique de rester éveillés mais le gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom s’en est occupé.

Nous sommes donc, à 4h30, partis pour l’autre bout de la grande région de Québec, dans le fin fond d’un rang à la maison des parents (partis en voyage) du gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom.

Pendant qu’E.T. savourait un moment magique avec le barman dans le spa, Gin tonique a eu raison de l’Ex et elle s’est doucement endormie laissant ainsi le gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom sur son appétît.

2007-02-27

Va donc...

Aujourd’hui, je suis d’une humeur on-ne-peut-plus agréable. Chaque personne qui ose me contredire ou me faire des remarques impertinentes se voit offrir le regard du tueur, gracieuseté de moi-même.

Alors, tenez-vous le pour dit, aujourd’hui est une très mauvaise journée pour toute remarque négative sur mon mode de vie, ma personnalité, mes choix passés, présents ou futurs et même sur la couleur de mes vêtements. Moi, du marine et du bourgogne, je trouve que ça va très bien ensemble et vous avez pas un ost** de mot à dire.

Je vous suggère également, par la même occasion, d’éviter de me dicter ma ligne de conduite. Genre, il est très inapproprié, en cette journée de mauvaise humeur assumée, de me réprimander parce que je ne veux pas faire des tab***** de téléphones pour les élections. Ha! J’oubliais. J’ai une vie en dehors de la politique. En fait, je travaille. Et comme mon emploi régulier paye drôlement plus mon loyer que le bénévolat que je fais pour un parti politique, si ça ne te dérange pas, je vais travailler dans mes dossiers. Ok?

Maintenant, voudriez-vous bien me cali**** patience jusqu’à ce que mon humeur devienne douce, docile et que j’aie, par la même occasion une envie folle de me faire dire que mes choix ne sont pas les bons, que je ne sais pas agencer des couleurs ou encore que je suis une bien décevante militante de ne pas chr***** ma job là parce qu’il y a des élections.

C’est-à-dire jamais.