2007-01-18

Soap oprah

Qui a osé dire que ma vie n'était pas exciting? Hé bien les amis, je vous annonce en primeur que ma vie est un vrai soap américain. En fait, c'est la vie de M. Wings qui est un vrai téléroman mais bon, avouons que je suis un personnage important de l'émission depuis quelques mois. Mais comme ces fameux soap durent en moyenne 15 ans, quelques mois, c'est effectivement bien peu.

Au programme cette semaine:

Le voile est tombé, le rideau s’est levé, le chat est sorti du sac. Experte en enquête que l'Ex blonde est, elle a creusé et a fini par trouver.

Il y a de cela un mois, l’ex de M. Wings (que l’on appellera la Trouble maker pour les fins de la discussion) est réapparue dans la vie de l’Aile de poulet. Je vous mets en contexte. Ils se sont séparés il y a un an après 8 ans de vie commune après que M.Wings se soit rendu compte qu’il était cocu depuis au moins 6 mois. Depuis un an, la Trouble maker habitait dans l’ancienne maison conjugale avec son nouveau concubin. Inutile de lui donner un nom; son personnage a été expulsé de l’émission.

Voilà que la Trouble maker redevient célibataire et n’étant manifestement pas capable de rester seule plus de 3 secondes, relance M. Wings pour lui dire à quel point elle a commis une erreur, qu’elle regrette et que c’est avec lui qu’elle veut être. Le petit coco est soudainement complètement mélangé et au lieu de prendre une décision, décide de sacrer l’Ex blonde là et refuse de voir la Trouble maker.

M. Wings a dit au téléphone à l’Ex blonde qu’elle était un coup de foudre pour lui (elle est franchement merveilleuse, c’est mon personnage préféré de cette émission) mais qu’il hésitait entre 8 ans de vie commune avec quelqu’un qu’il connaît par cœur ou recommencer sa vie avec une fille qu’il connaît depuis 2 mois seulement mais qui lui apparaît tellement fantastique.

À suivre...


Je ne sais pas pour vous, mais moi cette histoire m’excite grandement. Ne me dites pas que je devrais faire attention à moi et autres trucs que je sais déjà. J’ai déjà pris la décision d’aller au bout de cette histoire-là. J’irai. Et je m’écorcherai peut-être au passage, mais je m’en sortirai vivante.

Il ne fréquente pas la Trouble maker, soit-dit en passant, ce que je n’accepterais évidemment pas, mais n’empêche que j’ai sérieusement envie de lui prouver que je suis formidable. Et s’il décide de retourner avec la Trouble maker, ce sera tant pis pour lui. Moi, je serai formidable dans les bras de quelqu’un d’autre.

2007-01-17

Écrit dans le ciel

Dans mon horoscope, aujourd'hui:
La présence de Mercure dans votre Signe opposé, le Verseau, favorise les activités intellectuelles et le domaine des études. Je sais, je sais, je suis tellement intelligente que je fais peur aux messieurs. Voici un bon moment pour comprendre de nouveaux concepts et faire l'apprentissage des astuces d'un métier ou d'une activité. Pas besoin de rien apprendre, visiblement, je sais déjà tout. Vous pouvez vous servir de votre esprit pour vous mériter la sympathie d'individus méfiants (!!!), ou même pour charmer quelqu'un. Ha oui? Je peux faire ça? Comment, dites-moi!
Quoi, c'est fini? Y (C'est qui Y?) disent pas comment faire ça?

Invitation

Il avait déjà pris l’habitude de me téléphoner le matin. C’est un lève-très-tôt. 5h30 et hop! la journée commence. Ce matin, c’est à 7h30 qu’il m’a lancé cet appel. Pour prendre des nouvelles, « savoir comment tu vas » et pour m’inviter à souper. Ma réponse fut spontanée, mais froide : « ouin, quand ça? » Et lui fut contrarié: je n’avais pas l’air assez enthousiaste devant l'honneur qu'il me faisait de m'inviter à souper.

C’est que tu m’as flushée deux fois en trois semaines. C’est que tu ne m’as pas appelée durant deux semaines. C’est que tu m’as fait de la peine. C’est que mon cœur en a marre de ça et qu’il se protège. La seule façon logique de répondre à une invitation à souper venant de toi, ça été d’être défensif. Et je le comprends. Il a bien fait.

2007-01-16

Je me ravise

Au diable les pensées positives.
La vie, c'est de la marde. Un point, c'est tout.

Pensée positive #1

  • Même si j'ai pelleté durant une demi-heure ce matin pour me sortir du banc de neige dans lequel je me suis v-o-l-o-n-t-a-i-r-e-m-e-n-t rangée hier soir à mon arrivée;
  • Même si j'ai le genou violet et enflé suite à une chute sur de la glace noire;
  • Même si j'ai l'orgueil un peu blessé parce qu'il y avait plein de gens, mes collègues en l'occurence, dans ledit stationnement;
C'aurait vraiment pu être pire.

2007-01-15

Bonne semaine!

Mon seul commentaire négatif de la semaine vous est gracieusement offert par Pierre Lambert (Hé oui, je me tape les premières séries de Lance et compte en rafale):
"La vie c'est de la marde"
Ben quoi? Vous pensiez quand même pas que j'étais une imbécile-heureuse qui se fait sacrer là deux fois en trois semaines et qui trouve le moyen d'en jouir? Hey hey hey... Pas une sainte moi là là, dit-elle avec un gros accent du Lac.
Bon, allez, ça suffit, je vais déjà mieux.
Bonne semaine. Vous aurez pas souvent de mes nouvelles, je suis occupée! N'appelez pas la police, l'ambulance ou les pompiers... quoique les pompiers...

2007-01-12

Danger!

Au cours de mes études, imitant d’innombrables étudiants, j’ai décidé de partir en échange dans un pays étranger. Comme je devais partir seule et que c’était la première fois, j’ai choisi un pays qui, à mon avis, me ferait vivre un moins grand choc. La France était toute indiquée. J’aurais, en plus, l’occasion de voyager à travers l’Europe.

Qu’on me comprenne bien, j’ai adoré la France. Ses vins, ses fromages, sa cuisine. J’ai été renversée par l’accueil chaleureux que j’ai eu. Par contre, l’élément français qui m’a causé le plus de maux de tête en sans contredit sa gent masculine. J’ai eu, disons, quelques altercations.

J’ai vite compris que les français et moi, ça allait barder. Je me suis fait dire à quelques reprises que j’avais trop de caractère et que j’étais beaucoup trop directe. La drague étant réservée aux hommes dans ce pays, la femme décidée que je suis paraissait bien effrontée. Mais j’intriguais. Ça devenait un défi pour eux de tenter de me séduire et dès lors qu’ils constataient qu’ils n’y arriveraient pas, ils tentaient par tout moyen d’avoir le dessus sur moi. La dernière offre, c’était la gifle. Étant descendante d’un dur mouvement féministe et habitant dans le pays de la sacro-sainte femme, j’ai été plutôt surprise de ces comportements. Mais pour un trip d’adrénaline digne des sports extrêmes, c’était génial.

Nous sommes sorties un soir, une amie québécoise venue me visiter et moi. Tout d’abord dans un pub où nous y avons rencontré une gang d’environ 7 français. La France comportant trop peu de débits d’alcool pour la population, les boîtes de nuit deviennent rapidement engorgées. Les femmes d’abord. Les belles surtout. Québécoises? C’est V.I.P.

Flairant la bonne affaire, nos 7 joyeux lurons se collèrent à nous histoire de s’assurer une place de choix dans la boîte de nuit où nous irions poursuivre la soirée. Sur le chemin, l’un d’entre eux commence à m’insulter sur mon statut de québécoise. J’en fît autant. Et s’installa une guerre de mots sans fin. Arrivés dans la file d’attente, mon amie et moi offrîmes au doorman nos plus beaux sourires, lui disant que nous étions accompagnées de ces 7 jeunes hommes (certains d’entre eux en valaient la peine, croyions-nous). C’était fait, nous étions entrés. En attendant de déposer nos manteaux au vestiaire, le gars qui m’insultait continuait son petit manège et il n’y allait pas avec le dos de la cuillère. Nous n’avons fait ni un ni deux et avons rebroussé chemin, pour aller dire au doorman que ces 7 garçons nous emmerdaient et qu’ils s’étaient servis de nous pour entrer. Le doorman les a sortis à coups de pieds dans le derrière.

Nous sommes, je présume, tombés sur des têtus, mais ces derniers nous ont attendus à la sortie et nous ont pourchassées. J’étais en talons très hauts et j’avais un mal de pieds insupportable. Mon amie me criait à tue-tête d’avancer plus vite, qu’ils s’approchaient vers nous, la furie dans les yeux. Sans réfléchir, nous sommes entrées dans une voiture arrêtée et avons dit au conducteur : « vite, nous sommes poursuivies! » et ce dernier a obéit. C’était un français, homosexuel, ayant vécu quelques temps aux États-Unis, qui passait par là à tout hasard. Il s’est bien amusé de notre petite aventure. Il nous a reconduit là où j’habitais et a refusé toute compensation!

2007-01-11

Wannabe Colombo

J’ai toujours rêvé d’être une espionne. De faire des enquêtes et de résoudre des mystères incroyables. Alors, hier, en lisant les non-règlements du Yulblog et que j’ai vu la possibilité d’assister incognito à cette mystérieuse rencontre de blogueurs, je me suis immédiatement reconnue dans cette clause et j'ai vu ma chance. Allais-je laisser passer cette occasion unique d’aller récolter de l’information ô combien croustillante pour mes curieux lecteurs? Oh que non! Je me suis donc rendue à la Quincaillerie, hier soir, peu avant 20h00 avec Assistant-Colombo pour attendre impatiemment que l’action commence. D'entrée de jeu, je vous avoue que ce n'est pas chose facile de jouer à l'espion. J'ai dû faire des pieds et des mains pour ne pas me faire reconnaître des quelques personnes qui m'avait déjà vue. Ouffff que d'action! Voulez-vous connaître les potins si chèrement récoltés lors de cette savoureuse soirée?

Va falloir payer…

2007-01-10

Vergin

Avez-vous déjà entendu ce mot? Il me dégoûte. C’est un mot qu’un ami à moi se plaît à utiliser pour parler de ces femmes qui ont pas mal de couilles. De ces femmes qui ont un côté masculin plutôt expressif et qui font, malheureusement, bien souvent peur aux hommes. Je croyais être de celles-là, mais finalement je crois que c’est mon sale caractère qui m’a bernée. Je suis une vraie femme… moderne. J’aime faire à manger, j’aime me faire jouer dans les cheveux ou caresser les pieds, j’aime aller chez la coiffeuse, le maquillage, les crèmes anti-rides, le magasinage, etc. Mais hier soir, j’ai atteint le fond du baril. Mon côté homme a explosé. Et pas le beau côté. Pas l’homme brave affrontant la tempête pour procurer le confort à sa douce. Ni l’homme viril, nu, bandé dans la douche… Non. Pas celui-là. Hier soir, je me suis surprise, couchée sur mon sofa, regardant en reprise la première saison de Lance et compte, la main dans les culottes… et j’ai aimé ça.

2007-01-09

Luxure

L’interdit est excitant, semble-t-il. L’inaccessible aussi, je le confirme. S’il fait tempête dehors, j’aurai envie de sortir. Si je suis au régime, j’aurai envie de chocolat. Si je prends des anti-biotiques, j’aurai inévitablement un désir urgent de boire un verre de rouge. C’est immanquable. C’est viscéral. Ce doit être pour cette raison qu’en cette première journée officielle de célibat, j’ai plus que jamais envie de luxure.

Chronique nécrologique

Avis de disparition: Dans ces lignes, M. Wings n'est plus. Peut-être se réincarnera-t-il un jour. Un avis sera alors publié.
Comment expliquer une telle situation tout en respectant la personne concernée. Tout d’abord, ne lui jeter pas de pierres, il ne les mérite pas. Je considère que ce qu’il vit est assez grave pour justifier une telle ambivalence. Mais certainement pas assez grave pour justifier un manque de respect envers moi. J’étais sans nouvelle de lui depuis trop longtemps, je sentais que quelque chose clochait. Et quelque chose clochait effectivement. M. Wings ne va pas bien. Je crois que je peux l’aider. Il préfère aller mal loin de moi. Que puis-je y faire? Rien. Je lui ai expliqué calmement (merci à cette force suprême qui m’a permis d’être aussi sereine) que j’avais des sentiments pour lui, que je l’estimais beaucoup également. Que je comprenais que ce qu’il vivait était très difficile mais que je croyais être assez forte et compréhensive pour pouvoir le supporter. Qu’en retour, j’attendais son respect. Et pour moi, ne pas retourner ses appels durant une semaine et demi, ce n’est pas respectueux. Il a besoin d’être seul. Que puis-je y faire? Rien. Sauf me respecter moi-même et refuser de jouer au yo-yo. Et ça a commencé ce matin. À 7h30 lorsqu’il m’a rappelée, un peu ébranlé, parce qu’il s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas jouer ainsi avec moi. « As-tu vraiment tirer la plogue? » « Oui », ais-je répondu. « Bien sûr je n’efface pas d’un trait les sentiments que j’ai pour toi, mais je ne mérite pas d’être traitée comme ça. Je fais confiance à la vie et quand tu iras mieux, peut-être serai-je encore disponible. » Il a peur que je ne sois plus là mais il comprend que je n’attendrai pas. Et je n’attendrai pas.


Et maintenant, croyez-le ou non, je suis en pleine forme. Les morceaux se sont tranquillement mis en place dans ma tête. J’avais des doutes. Je trouvais que cette relation était arrivée un peu trop rapidement. Juste au moment où j’étais vraiment bien toute seule (Garou, sort de ce corps). Je n’en ai jamais parlé, mais j’étais un peu envieuse de mes amies célibataires et de leurs multiples rencontres. Comme si j’aurais aimé m’accorder ce privilège avant de rencontrer M.Wings. Voilà le moment. Le travail que j’ai accompli après ma rupture en mai n’est pas en vain, croyez-moi. Vous vous souvenez sans doute de l’Ex blonde du mois d’octobre : heureuse et pleine de vie. Elle est de retour. Évidemment, elle croit encore que la vie est beaucoup plus douce à deux. Mais avec des amies comme les miennes, la vie à quatre, à cinq ou à six n’est pas trop mal non plus.

Je vous annonce en grande pompe le retour de l’Ex blonde dans les bars, une présence plus assidue au gym, quelques séances de bronzage, histoire de ne pas trop flasher sous les néons et également une séance de massothérapie chaque semaine, gracieusement offert par mon assureur.

Je vous annonce également le retour très attendu du maquillage de soirée, des tops sexy et des condoms dans ma sacoche!

2007-01-08

Sentiments en évolution

L'amour a vite fait place à l'ennui, puis à l'inquiétude, puis à l'incertitude. Finalement la colère a pris place, puis le désespoir. Et enfin, viendra sans doute l'acceptation, je suppose.

2007-01-05

L'ex blonde plus zen que jamais

5 minutes. J'ai été fâchée 5 minutes, au plus. Maintenant, c'est fini. Y a de ces gens qui ne méritent pas qu'on se mette dans un pareil état pour eux.

Conte de fées Harlequin

Il était une fois deux jolies princesses loin d'être majeures qui entreprirent d'aller trouver le prince charmant dans les bars de la ville de Québec avec de fausses cartes. En fait, c'était de vraies cartes, mais ce n'était pas les leurs. L'une d'elles a d'ailleurs eu beaucoup de mal à conserver sa fausse identité toute la soirée auprès du doorman qui était, comble de malheur, allé au même cégep, dans le même programme que la vraie fille de la fausse carte, surtout lorsque celui-ci lui demandait si tel ou tel professeur y était encore et lorsqu'il l'entretenait des intéressants cours qu'il y avait suivi...
L'autre jolie princesse, histoire de sortir son amie princesse, qui n'était jamais allée au cégep, de l'embarras, se mis à draguer pas subtilement pentoute le prince charmant doorman (qui s'avéra être roux lorsque la lumière fut). Celui-ci étant évidemment charmant, parce que même les doorman sont charmants dans les contes de fées tsé... il offrit une rose cultivée avec des produits chimiques par des enfants exploités à la jolie princesse qui n'avait, à ce moment, aucune espèce de conscience sociale. Bien entendu, ceci a bien suffit à la jolie princesse pour être complètement subjuguée par le prince charmant et lui offrit innocemment de venir faire des gros dodos à la maison. La deuxième jolie princesse, toujours dans son rôle de cégépienne cool en arts et technologies des médias, en avait vu d'autres...
Arrivés au luxueux chateau de la princesse (c'est-à-dire un 6 et demi occupés par 4 autres personnes), la princesse fausse-cégépienne fit de gros roupillons dans le beau salon sur le moelleux sofa pendant que l'autre princesse était très occupée à montrer sa collection de pouliches au prince charmant. Ce dernier, pour impressionner l'innocente princesse, lui montra son arme de guerrier.... En plus d'être roux, il était, Ô pauvre de lui, bien peu outillé...

2007-01-04

La vie peut-elle reprendre?

Je commence à trouver le temps des fêtes vraiment très long. J'ai hâte que la vie reprenne son cours.
  • Je suis revenue du gym bredouille hier puisque je m'attendais à un cours d'aérobie. Niet.

  • J'écris des courriels. Pas de réponse.

  • Je fais des appels. Pas de retour.

  • M. Wings est en Floride avec sa mère. Pas de nouvelle, ou si peu.

  • Mon sapin de Noël est sec, laid et perd ses aiguilles et je ne sais pas comment m'en débarrasser. C'est M. Wings qui l'a rentré, c'est lui qui va le sortir.

  • Hier, je voulais regarder la télévision, en mangeant plein de cochonneries (belle alternative au gym, vous trouvez pas?) Il y avait quoi à la télé? Niet.

  • Et vous? Que faites-vous? Comment se fait-il que vous soyez 500 à passer par ici chaque jour et que l'on croirait entendre une mouche voler?

*************

Le 31 décembre, ma famille et moi étions réunis. Nous échangions des cadeaux, un repas et plein de belles conversations. Mon frère et ma belle-soeur (qui est enceinte) me donnent une carte dans laquelle je pouvais lire:

"Puisque je sais que tu as toutes les qualités nécessaires pour être une tante extraordinaire, j'aurais une faveur à te demander: "accepterais-tu d'être ma marraine"? Futur filleul"

Les larmes qui sortaient sans relâche de mes yeux signifiaient évidemment que j'acceptais sans hésitation l'emploi. Le problème, c'est que "futur filleul", ça ne fait pas très personnalisé hein? Mon frère et ma belle-soeur ont quelques idées de noms mais leur choix n'est pas encore arrêté. Puisqu'elle me lit, je suis convaincue que si vous y mettez un peu du vôtre, vous pourrez lui soumettre des suggestions fort intéressantes.

Alors, laissez aller votre imagination et tenter de trouver un nom à ce joli (c'est certain qu'il sera joli, c'est mon filleul) petit garçon!

2007-01-03

Entretenir une amitié

Il paraît que pour faire survivre une amitié, il faut l'entretenir. Il paraît. Vous avez sans doute déjà tous vécu de ces moments où l'on se promet de garder contact, malgré le départ de l'un pour une autre ville, malgré la fin du cégep ou de l'université. Vous savez de quoi je parle hein?
Et vous savez qu'inévitablement vous allez en perdre un de vue, parce que la distance se fait trop grande, parce que vos chemins de vie prennent des tracés différents, parce que, parce que.
Et j'espère que, tout comme moi, vous avez la chance de savoir qu'il y a de ces amitiés qu'on ne peut tuer. Qu'il y a des ces amitiés qui, malgré la distance, malgré les chemins différents, malgré tout, vont survivre à tout. Même sans entretien.
J'ai revu ma meilleure amie qui demeure dans mon village natal. À peine nous nous étions parlées depuis ma dernière visite, au mois de mai. À peine nous étions échangées quelques écrits. Je craignais un peu ce moment. Comme si j'avais peur que le jour où nous ne serions plus des meilleures amies survienne.
Elle est pour moi une personne avec qui prendre une bière en après-midi est sublime. Une personne qui transforme le magazinage de cosmétiques en virée peu ordinaire. Une amie avec qui je peux m'asseoir durant des heures pour parler de tout, de rien et parfois ne même pas parler. Elle est celle qui m'a fait quitter mon patelin plus tard hier parce que je ne voulais plus la quitter. Et elle est celle qui m'a mis les larmes aux yeux par ceci.

2006-12-31

Rétrospective 2006

Plusieurs personnes ont fait leur rétrospective 2006. Pour mieux commencer la nouvelle année, je présume. Comme vous le savez ou l'avez deviné, mon année 2006 a été plutôt merdique. Mais comme je suis devenue je ne sais trop par quelle force de la nature une personne extra positive, je me rend compte au fil d'arrivée que j'ai non seulement réalisé une tonne de belles choses sur moi-même mais également que j'ai vécu de bons moments. Je vous offre donc la rétrospective 2006 de l'ex blonde, composée d'un seul élément négative et d'au moins un élément positif, mois par mois.
  • Janvier: Positif: campagne électorale fédérale. Venant de terminer mes études et encore sans emploi, j'avais beaucoup de temps à accorder à l'une des mes passions: la politique. Négatif: le 24 janvier 2006 pour des raisons que mes très proches connaissent.

  • Février: Positif: début de mon emploi actuel, qui me confirme à chaque jour que j'ai fait les bons choix. Négatif: ma relation amoureuse se dégrade.

  • Mars: Positif: au boulot, j'ai beaucoup de responsabilités, on me fait confiance et on me fait sentir que je suis au bon endroit. Négatif: début d'un long et déchirant processus décisionnel. Nous déménagions dans une maison en avril, il devenait donc pressant de prendre une décision.

  • Avril: Positif: ... Négatif: déménagement.... ce fameux déménagement qui n'aurait jamais du avoir lieu. Des heures de ménage, de plâtre, de peinture. L'aide de plusieurs personnes pendant de nombreuses heures... pour finalement l'habiter trois semaines... Je ne peux faire autrement que de voir cet événement comme un horrible gâchis et une perte de temps phénoménale.

  • Mai: Positif: la rupture. C'était ma décision. Réfléchie. Je savais que c'était une bonne chose. Négatif: la rupture. Bien sûr, ça ne se fait pas sans douleur. Et quelle douleur.

  • Juin-juillet-août: Positif: je me suis offert des mois de plaisirs... spontanés et incalculés. Un brin irresponsable mais c'était ma thérapie à moi. Négatif: suite à ma rupture, je suis emménagée chez un ami où je ne me suis pas sentie chez moi. Une personne qui ne m'a jamais épaulée et qui m'a engueulée pour une assiette non lavée. Je croyais que je serais mieux chez un ami que seule mais c'était une erreur.

  • Septembre: Positif: mon déménagement! MON appartement, MES meubles, MA vaiselle, MON chez-moi. La rupture étant la meilleure décision que j'aie prise en 2006, le déménagement vient bon deuxième. Négatif: repartir en neuf est légèrement dispendieux...

  • Octobre: Positif: rencontre avec M. Wings. Négatif: ...

  • Novembre: Positif: Les moments avec M. Wings et les rencontres avec mes chums de filles. Plus que jamais je me suis sentie choyée. Négatif: les blessures de mon passé amoureux ont refait surface et ont influencé mon attitude envers M. Wings.

  • Décembre: Positif: au boulot: importante victoire! Bons moments avec mes chums de filles et avec M. Wings également. Négatif: incertitude avec M. Wings. Re positif: longues conversations avec M. Wings, meilleure écoute / compréhension de part et d'autre. Je crois que nous avons pris le problème à temps. Pour votre curiosité (parce que je vous sais curieux), M. Wings et moi sommes toujours ensemble.

2006-12-28

Le juste milieu

De dépendante maltraitée à indépendante frivole. De amoureuse généreuse à égoiste. De contrôle à laisser-aller. De donner à recevoir...
Y a le milieu. Le maudit juste milieu. L'aimante caressée, libre mais amoureuse. Spontanée mais en contrôle.

2006-12-27

Au jour le jour

J'ai appris des tonnes de choses que j'ignorais au sujet de M. Wings. Il s'est ouvert à moi alors qu'il croyait la chose impossible. Me raconter ses problèmes familiaux alors que moi, petite fille parfaite ayant vécu une vie parfaite dans une famille parfaite, je ne pourrais rien comprendre.
Nous avons vécu les derniers jours en siamois. Et la suite, je l'ignore.

2006-12-21

eeee

C'est à ne rien y comprendre. M. Wings est venu chez moi hier, après 4 jours de boudage intensif, pour qu'on s'explique. Il m'avait dit au téléphone: je vais te dire la même chose qu'au téléphone mais puisque tu sens le besoin qu'on se voit, je vais y aller, mais ne t'attend à rien.
Ok que je lui avais dit. J'avais juste besoin de voir dans ses yeux qu'il ne se passait plus rien. Surtout que la dernière fois qu'on s'était vu, c'était encore génial. Je suis allée m'acheter un bon vin à la S.A.Q., histoire de ne pas avoir tous mes esprits à son arrivée. J'ai distritué une partie de ma paie aux itinérants du marché Atwater (d'ailleurs, ça vaut bien 10$ de voir la face d'un itinérant quand tu lui mets un billet dans son chapeau au lieu d'une poignée de change)
J'étais préparée à me faire repousser. J'ai tout fait ça pour rien.
Non seulement ses yeux, son sourire, son corps me disaient que ce n'était pas terminé, mais ses paroles aussi. On s'est embrassés, collés et on a fait l'amour. C'était tellement bon. Mais les faits demeurent à peu près les mêmes. Et moi, je ne comprends plus rien.

2006-12-20

Oui, je sais. J'avais dit que je tirais la plogue. Mais comme vous avez fait partie de mon quotidien et avez suivi mes déboires depuis les tous débuts, je ne pouvais passer sous silence que depuis 6h30 ce matin, je suis à nouveau célibataire.
Et non seulement ce n'est pas ma décision, mais je m'y attendais le moins du monde.

2006-12-18

Adios amigos!

Ça faisait un p'tit bout que j'y pensais. Maintenant, je tire la plogue, pour un moment.
Je reviendrai, j'en suis certaine. Sous ce pseudo, ou un autre.
Le risque d'être lue par mon employeur me fait de plus en plus peur.
Je manque de temps et je n'arrive plus à vous lire, de toute façon.
Mais ça me manquera sans doute et je reviendrai alors.
xxx

2006-12-13

Pardon

Mais qu'est-ce que le pardon?


Est-ce que pardonner, c'est oublier parce que c'est moins compliqué ainsi?


Est-ce que pardonner, ce ne serait pas plutôt de vider la question?


Si la personne concernée ne veut pas vider la question, est-ce tout de même possible de pardonner?


Trouver des raisons à l'autre d'avoir agi ainsi?


Ce ne serait finalement qu'un moyen de survie? Se dire qu'on est mieux de ne plus y penser pour se rendre la vie moins pénible?

2006-12-12

Maudites conventions!

Ce matin, je me sens coincée. Coincée par les maudites conventions sociales. Celles qui m'empêchent de dire certaines choses en pleine face.
De dire à l'un que je le trouve égoiste et insensible.
De dire à l'autre que je le trouve superficiel et arrogant.
Et à un autre qu'il ne se connaît tellement pas qu'on a l'impression qu'il parle de quelqu'un d'autre quand on l'écoute.
Et pourquoi pas à celui-là qu'il pue tellement de la gueule que ça sent dans ma voiture quand il en sort.
De dire à celui-ci que sa présence me rend complètement agressive.
À l'autre que bien qu'il en pense le contraire, il n'a pas inventé le bouton à quatre trous.
Mais non. Je ne peux pas. Les conventions m'en empêchent. Mais c'est un réel fantasme ce matin.

2006-12-11

Ce que j'ai hâte

  • Ce que j'ai hâte à ce soir pour manger un bon repas concocter avec amour par M. Wings.

  • Ce que j'ai hâte à ce soir pour dormir profondément, ma peau contre la sienne.

  • Ce que j'ai hâte à vendredi soir, après l'une des journées les plus importantes de ma vie, pour prendre mon premier verre de vin.

  • Ce que j'ai hâte au 22 décembre, pour rouler vers New York, la musique dans le piton.

  • Ce que j'ai hâte d'aller patiner au Rockefeller Center le 24 décembre, sous une fine neige.

  • Ce que j'ai hâte au jour de l'an, pour présenter M. Wings à ma famille.

  • Ce que j'ai hâte de mettre un terme à l'année 2006 qui fut l'une des plus éprouvantes de ma vie. Celle qui a commencé par une série de drames, qui s'est poursuivi par un été endiablé et qui s'est soldé par une rencontre amoureuse inattendue.

2006-12-07

Quand on est seule

J'avais 9 ans. T'étais tellement grand. Tu devais bien avoir 13 ans. C'était toi le grand patron de la rue. Tu montais les mauvais et les bons coups. Nous, on te suivais. Mes frères t'écoutaient. Je pense qu'ils t'admirais. T'étais le plus vieux, le plus fort. Ils t'admiraient tellement que lorsque tu mettais mes mains dans tes pantalons, ta bouche dans mon cou ou tes mains sur mes seins, ils faisaient semblant de ne rien voir. Peut-être avaient-ils peur de toi? Ce devait être une bien grande peur puisqu'ils n'ont rien vu durant les trois ans pendant lesquels tu t'es incrusté dans mon intimité. Et encore aujourd'hui, ils ne voient rien.

2006-12-06

Bizarre

Histoire de demeurée tel que vous m'aimez, c'est-à-dire légère et divertissante, j'ai tenté de dénicher moi aussi quelques trucs bizarres qui forgent ma personnalité.
  1. J'aime vraiment beaucoup pleurer en écoutant un film ou une émission triste. Ça me fait un bien fou. Lorsque les Retrouvailles de Claire Lamarche sont à l'affiche, je me dit: Alright, ça va me faire brailler! Mon ex appelait ça de la masturbation émotive.
  2. Je suis convaincue que j'ai un trouble d'apprentissage. Quand je suis incapable de faire quelque chose, je le demeure à vie. Quand j'étais au secondaire, j'avais évidemment des cours de musique. J'avais choisi la clarinette comme instrument, mais j'étais incapable d'en jouer. J'ai suivi des cours, mais JAMAIS je n'ai réussi à jouer de musique. Dans les concerts, je faisais semblant...
  3. J'aime beaucoup me décrotter le nez avec mes doigts. Je sais, c'est dégueulasse. Des fois, je me surprend même à être déçue quand je met mon doigt dans mon nez et que je n'y trouve rien...
  4. Quand on mange de la fondue chinoise, je déteste que les gens fassent flotter des champignons. Ça m'angoisse même. Moi, je met toujours les miens sur ma fourchette.
  5. Ma famille et moi avons un talent commun vraiment exceptionnel. Nous aimons d'ailleurs beaucoup s'en vanter. Mon père, mes frères et moi sommes tous capables de faire bouger nos oreilles. D'ailleurs, je finis toujours par faire un petit spectacle à tous. M. Wings en redemande.

2006-12-05

Joindre l'inutile à l'agréable

Terminé les questionnements. De retour dans mon petit monde de plaisirs futiles. Après si peu d'attente, je vous présente le tant attendu billet sur le hockey vu par une femme. Je sais, je ne suis pas la représentante légitime de la gente féminine, mais je pense un peu m'y connaître en la matière. En tout cas, j'ai tout ce qu'il faut pour mener à bien ma petite recherche ô combien scientifique.
Bien entendu, maintenant que j'assume complètement mon petit côté populiste, je fais une Doc Mailloux de moi et je vous répète des théories que tout le monde connaît: les femmes sont plus près de leurs émotions, moins terre-à-terre et plus hystériques. Les hommes pensent que le hockey, c'est vraiment important. Ces caractéristiques ajoutées à la nouvelle mode qui veut que les femmes s'intéressent au hockey créent une ambiance des plus extraordinaires. Prenons un échantillon de deux êtres humains. L'un étant de sexe masculin (M. Wings en l'occurence), l'autre de sexe féminin (moi-même bien sûr. Comment puis-je résister à l'envie d'être la vedette de ma propre recherche scientifique)
Environnement de l'étude: les sujets sont assis l'un à côté de l'autre sur un sofa. Les Canadiens ont fait une remontée incroyable. C'est maintenant 5 à 5. Fin de la troisième période. Les méchants Bruins déjouent Aebischer et marque un but. 6 à 5. À moins d'une minute de la fin, Souray la brute y va de son légendaire lancer frappé.
M. Wings: ............................
Moi: Sur un ton très aigü: iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, oooooooooooooooooooooo, aaaaaaaaaaaaaaaaa
M. Wings: c'est fini.
Moi: Ben non, voyons, ça serait plate qu'ils perdent comme ça. (Tout le monde sait que ça peut pas mal finir à la TV.)
Lors de cette étude, j'ai également constaté que les sujets masculins sont souvent irrités par les commentaires on-ne-peut-plus-pertinents des sujets féminins lors des parties de hockey.
Mon ami: Huet est beaucoup plus solide que Aebischer devant le filet ces derniers matchs.
Moi: oui t'as raison. Mais Aebischer est plus cute.
Mon ami, sur un ton fru: Juste pour ce genre de commentaire, il devrait être interdit aux filles d'aimer le hockey.
Juste pour ce commentaire, moi, j'ai envie d'en rajouter.
  • Juste parce que Aebischer est plus cute que Huet, j'aurais souhaité qu'il prenne sa chance hier.

  • Juste parce que Souray est vraiment top mâle viril, je suis complètement subjuguée par ses lancers frappés de la pointe.

  • Juste parce que Michael Ryder a une trop mignonne baby face, je suis contente qu'il semble reprendre du poil de la bête dernièrement.

  • Juste parce que M. Wings est trop sexy tout nu, c'est lui qui a la chance de regarder le hockey sur mon sofa.

Insignifiante

Ce matin, alors que j'étais en train de mettre quelques couches d'artifices sur mon visage, je réfléchissais au prochain billet que j'avais envie d'écrire. J'avais envie d'aborder le hockey, sous l'angle d'une femme, le tout sur un ton humoristique. Je pense que c'aurait été un bon texte. Mais ce matin, en faisant la tournée de mes blogues-amis, j'ai lu un texte de Nitram qui, rappelons-le, est un ami à moi dans la vie. J'ai réfléchi à ses écrits, j'ai tenté de voir les choses sous plusieurs angles mais je n'y peut rien, ça m'agace un peu.
Spat est en train de vivre une rupture amoureuse.
Joss fait tout ce qu'il peut pour garder la tête au dessus de l'eau.
Pourquoi moi? vit des moments difficiles.
Isa doit changer ses habitudes alimentaires pour éviter le diabète.
Et c'est sans compter tout ceux qui ont attrapé la complainte du mois de novembre, ceux qui sont sans emploi, ceux qui n'aiment pas leur emploi, ceux qui n'aiment pas leur corps, ceux qui..., ceux qui...
Ils ont grandement besoin de support.
Et moi, à quelques exceptions près, mes écrits portent sur de stupides questionnements face à l'amour, des histoires de sexes à moitié inventées, des anecdotes sans morale et d'autres banalités semblables. Est-ce que je suis dans le champs pour autant? Est-ce que je devrais avoir honte de ce je dis? Est-ce que finalement ce que j'ai à raconter n'a pas son utilité également?
Non, je ne suis pas malade, je ne suis pas sans emploi, je ne suis pas en peine d'amour, ma maison n'a pas passé au feu, je n'ai pas perdu d'être cher... Mais j'ai ma vie, mes questionnements et mes propres raisons de me plaindre. J'ai choisi de ne pas traiter de sujets dramatiques sur mon blogue pour plusieurs raisons. Certains sujets font partie de mon intimité et je n'ai pas envie de les exposer. Beaucoup d'autres sujets n'intéressent pas ceux qui me lisent. Enfin, je n'ai pas envie d'être sérieuse ici.
Autant il y a des gens qui s'exposent à outrance et qui souhaitent toujours se faire plaindre, autant il y a des gens qui ressentent ce sentiment d'insignifiance devant les histoires des autres. Moi, ce que j'en dit, c'est que le jour où je n'aurai plus le droit à ma propre histoire, à ma propre vie, hé bien elle ne vaudra plus la peine d'être vécue.
Vous avez le droit d'en passer autrement. Dans ce cas, vous n'êtes pas obligés de venir ici.

2006-12-04

Pour ma conscience

J'ai enfin révélé à M. Wings l'existence de ce blogue. Samedi soir, après m'être rendue compte que je tentais vraiment de lui cacher cette partie de moi, sans raisons valables, je me suis enfin lancée dans ce que je craignais: les explications.
Au départ, ça n'a pas très bien passé. Le concept de l'ex blonde lui faisait croire que je n'étais manifestement pas encore passée à autre chose et que mon ex prenait encore beaucoup trop de place dans ma tête. Ce qui n'est évidemment pas le cas. Je suis bien plus la nouvelle blonde de M. Wings que l'ex de l'autre... On a donc dormi là-dessus.
Le lendemain, c'était la période de questions, digne des débats de l'Assemblée nationale. Mais, contrairement aux politiciens, nous ne nous sommes pas campés sur nos positions. Après avoir compris qu'il était devenu un personnage principal dans la vie de l'ex blonde, il s'est amusé à questionner les sujets dont je pouvais bien parler. Après lui avoir précisé que son nom n'était évidemment jamais mentionné, ni le mien d'ailleurs et que je racontais des trucs bien banals, il s'est exclamé: "je me sens comme Jim Carey dans le Truman show". C'est donner beaucoup plus de portée à mon blogue qu'il n'en a réellement mais bon, ça nous a bien fait rire.
Il n'a pas demandé l'adresse et ça me rassure. J'aurais alors dû fermer boutique. Il y a des limites à la transparence dans un couple, non?

2006-12-01

Quand la verbeuse ne verbe plus

Mon âme amoureuse et mes petits doigts frigoriés suite à une visite prolongée sous la pluie verglaçante me réclament un petit billet coquin afin de titiller mes lecteurs affamés de plaisir lubrique.
Malencontreusement, mon esprit étant légèrement affecté par l'alcool et autres substances euphorisantes prises lors d'une mondanité à mon humble demeure hier soir, l'inspiration ne me vient point et j'en suis fort peinée.

2006-11-30

André Boisclair

Allez voir ceci pour connaître mon opinion sur le fameux scandale entourant la participation d'André Boisclair à un sketch des justiciers masqués.

2006-11-29

S'infliger sa propre médecine

Étant une femme, je ne peux malheureusement pas être toujours conséquente avec moi-même. Sans cela, je serais autre chose qu'une femme, tout simplement. Mais, suite à ma montée de lait menstruelle, j'ai pris la décision de m'infliger ma propre médecine. Règle numéro 1: interdiction de se plaindre plus de 2 minutes par jour de:

  • La température
  • La fatigue
  • Ma peau sèche
  • Les boutons qui surgissent alors que ça fait genre comme style au moins 7 ans que je ne suis plus une adolescente
  • Mes cheveux vraiment secs
  • Mon bureau surchargé.

Et en plus, je suis obligée, voire même condamnée, à prendre tous les moyens nécessaires pour atteindre le bonheur. Ô malheur. J'ai commencé hier.

  • J'avais mes règles et je me sentais moche: je suis donc allée au gym.

  • J'avais froid et manquais de soleil: je suis allée au salon de bronzage.

  • J'avais faim: je me suis fait une omelette aux asperges.

  • J'avais la peau sèche alors j'ai mis de la crème qui sent vraiment bon. Ma peau était contente et M. Wings aussi.

  • J'avais le goût de $%?%$&* alors c'est ce que j'ai fait.

  • Ce matin, j'avais envie de dormir: je me suis levée un peu plus tard.

  • Aujour'hui, je suis rackée de mon gym d'hier soir, alors, je prend l'ascenseur.

  • Je suis super-poilue-genre-comme-un-ours alors ce soir, je vais chez l'esthéticienne suivre une douce (!!), chaleureuse et réconfortante séance d'électrolyse.

  • Ce soir, je vais sûrement encore avoir envie de %?$&*?%$ (c'est un thème récurrent), alors, je vais m'arranger pour faire ça.

  • Vous ai-je dit que mes cheveux étaient vraiment secs, cassants et ternes? Hé bien, je vais prendre un rendez-vous chez la coiffeuse (en plus, c'est thérapeutique, elle me saoule et me fait conter ma vie).

Voyez, c'est ti-pas-beau. Je contreviens aux recommandations de santé canada qui dit que c'est pas bon les UVA et autres rayons du faux soleil, je rentre en retard au travail, je laisse tomber le bénévolat ce soir pour l'esthéticienne, je fais l'irresponsable et m'impose une omelette aux asperges en canne et en plus, vous savez quoi? Je contreviens à la volonté de Dieu et je fais %$?&*% pour le plaisir sans même être mariée. QUOIIIIIIIIIIIIIIII??????????

Bien non. Vous savez bien que je fais pas ça. Hey wo là! Le cancer de la peau, les asperges en canne, ça peut aller, mais du plaisir?? Non, jamais.

2006-11-28

La complainte du Québécois en novembre

Je sens que je deviens agressive. J'en ai vraiment marre et je suis sur le point d'aller bloquer le pont Jacques-Cartier pour aller réclamer haut et fort le droit d'aller bien même si il fait moins mille dehors, qu'il pleut, qu'il a fait soleil durant 5 jours depuis deux mois, qu'il fait noir le matin, que j'ai toute la misère du monde à me lever quand le réveil-matin me hurle dans les oreilles, que je suis débordée au bureau et que... et que c'est le putain de mois de novembre comme à chaque maudite année pis que non, c'est pas pire que d'habitude pis c'est toujours la même affaire pis que bordel que je suis plus capable d'entendre les gens se plaindre.
Pis quelqu'un peut m'expliquer pourquoi c'est tout le temps pire quand c'est eux qui sont pas au top de leur forme? Parce que.. parce que... parce que moi là, j'ai pas eu de vacances depuis le mois d'août ( ouais pis? Moi j'en ai pas eu depuis le mois de janvier l'an passé pis je suis pas en train de mourrir en dessous de mon bureau!), parce que... parce que... MOI LÀ, hein, le cibo*** de MOI LÀ que je ne suis plus capable d'entendre... Voulez-vous qu'on crée une fondation pour les victimes du mois de novembre pour vous la faire fermer une couple de semaines?
Pis quand tu me croises dans le corridor là, pis que tu me racontes à quel point ça va pas ben pis tu souffres pis que t'es fatigué pis que t'as donc ben du travail, tu le vois pas dans mes yeux que j'en ai rien à cirer? AGIR. Vous connaissez le sens du mot AGIR? Je manque de chaleur? Ben je monte le chauffage. Je manque d'amour? Ben je mange du chocolat. Je manque de soleil? Ben je vais au salon de bronzage ou si j'ai les moyens, je vais dans le sud. J'ai la peau sèche? Je met de la crème. Je manque de sommeil? Ben je dors. Je suis pas capable de dormir? Ben je prend des somnifères.
C'est simple ça hein. Aussi simple que dans : j'ai envie de chier fais que je vais aux toilettes.
Excusez-là.

Encore des dégâts...

Cette nuit, nous étions M. Wings et moi, enlacés dans mon lit à sommeiller profondément. Quand nous nous fîmes réveiller par un bruit qui ressemblait à "BEDING BADANG, BOUM, PAFFF", suivi d'un strident son de vitre cassée.
M. Wings: "C'est-pas-moi-j'ai-rien-fait!"

2006-11-27

Big Bang

Fallait bien que ça arrive. Moi qui pensait que le deuil d'un amour était bel et bien terminé. Hé bien non, visiblement, il me manquait une étape.
Vendredi après-midi, un ami me téléphone pour jaser de tout et de rien. On fait ça souvent tous les deux. On prend des nouvelles l'un de l'autre, on se raconte nos vies. Il me lance: "By the way, c'est confirmé, ton ex a une blonde depuis quelques mois". J'ai littéralement arrêté de respirer durant quelques secondes. Ça m'a fait un choc incroyable et en même temps, je ne comprenais pas trop ma réaction. Je ne suis plus en amour avec lui, je le sais. Je ne retournerais jamais avec lui, je le sais aussi. Alors pourquoi cette sensation de brûlement à l'annonce de cette nouvelle? Voici la réponse de Spat, réponse que j'ai trouvé tellement profonde sur le coup mais qui a pris vraiment tout son sens durant la fin de semaine.
"La corde vient de se couper... c'est comme sauter en bas d'un avion en parachute! ca coupe le souffle sur le coup, puis après on a un sentiment de liberté totale! "
Étrangement, la personne à qui j'ai eu envie de parler de ce petit moment de détresse fut M. Wings. Un petit signe selon moi qu'il a plus d'importance dans ma vie que je n'ose le dire. Oui oui, je sais, c'est une super mauvaise idée d'appeler ton nouveau mec pour raconter que t'as de la peine après avoir appris que ton ex a une nouvelle blonde... rationnellement parlant, ça fait pas de sens, mais à ce moment-là le rationnel.. hein.
J'ai donc appelé M. Wings qui m'a dit e-x-a-c-t-e-m-e-n-t ce qu'il fallait à ce moment-là. Il m'a dit que ma réaction était normale, même si je n'aimais plus mon ex, etc. Il a été compréhensif. Mais il m'a également dit que ça le rassurait de voir que j'étais capable de sentiments... Et là, on a jasé comme ça durant une bonne demie-heure. Il y a comme eu un Big Bang dans ma tête et je me suis rendue compte que j'avais une perle entre les mains et que je faisais vraiment tout pour m'en débarrasser.... allant même jusqu'à lui inventer des défauts qu'il n'a pas...
Je suis, à ce moment-là, tombée pour lui. J'ai été abrasive, il a été patient. J'ai été distante, il a été chaleureux. J'ai eu peur. Je me suis sentie ramollir et j'ai vu le film de mon ancienne relation. Les débuts passionnés, les chicanes de plus en plus présentes, l'absence de vie sexuelle, les menaces, la violence... Mon coeur se rappelait qu'aimer, ça faisait mal parfois. Et il a voulu fuir.
Mais il a été rattrapé. Heureusement.

2006-11-24

Chanceux au jeu, malheureux en amour?

Hier soir, j'étais au Cabaret du Casino pour un gala. En fin de soirée, l'amie que j'accompagnais me dit: "Je n'ai jamais joué aux machines à sous" Je lui répond alors: "Allons-y donc!"
J'avais 10$ dans mes poches et elle aussi. De toute façon, il se faisait tard et nous travaillions toutes les deux aujourd'hui alors c'était bien suffisant. Nous jouons quelques minutes et nous sommes ultra contentes quand nous gagnons 1 $ ( après en avoir misé 2...). Le cirque se continue de cette façon pour tout au plus 20 minutes. Elle dit: "Elle n'est pas bonne cette machine, je prend celle à côté." Je décide alors de prendre celle qu'elle occupait. Après 5 minutes de jeu, j'entend: gling gling gling gling gling gling gling gling gling gling (x900).
Je venais de gagner 225$ en 20 minutes. Wow! Je venais de voir le pouvoir infini du jeu. Alors, j'ai continué à jouer. Je me disais que si je misais plus, je pourrais gagner plus. Alors, j'y allais plus fort. Je gagnais effectivement un peu plus. Il me restais alors 50$ dans mes poches et j'ai décidé d'y aller le tout pour le tout. J'ai gagné 100$. Wow! J'ai continué. J'ai joué encore un autre 20 minutes. Il me restait 20$. J'ai tout misé. Mais je n'ai pas gagné.
Êtes-vous malades? J'ai empoché le 225$!

2006-11-23

Gling Gling

Vous vous souvenez, hier soir, je bénévolais. Ce fut une belle soirée avec des gens sympatiques et intéressants, comme toujours.
Je devais me faire installer le câble hier ( rendez-vous prévu depuis plusieurs semaines). Je tenais à aller bénévoler puisque je n'y étais pas allée depuis longtemps et que j'ai pris des engagements. Alors, j'ai demandé à M. Wings s'il pouvait être là pour l'arrivée du technicien (en précisant bien sûr que ce n'était pas du tout une obligation et que s'il ne pouvait pas, je reporterais le câble un point c'est tout). Il a accepté puisqu'il ne se peut plus de ne pas pouvoir écouter 110% à 23h00 tapant lorsqu'il est chez moi. (oui, je sais c'est à TQS mais j'avais juste Radio-Canada et TVA. )
Je suis donc revenue vers 22h15, le câble installé, M. Wings étendu sur mon sofa, nu. (Ah non, ça c'était ce que j'espérais - il était plutôt tout habillé, recouvert de plusieurs couvertures, LA télécommande en mains. Quand il m'a vue arriver, il s'est empressé de me lancer cette phrase: (lisez-là le plus vite possible) " tout-est-fait-ça-fonctionne-vient-ici-que-je-te-montre-comment-ça-marche", ce à quoi j'ai répondu: "ouinnnnn, on peux-tu attendre à demain?"
Il avait emmené avec lui des jouets pour Mumu. Des petites souris, des grosses souris, des trucs à accrocher sur les poignées de portes, des boules, des sonnettes, en veux-tu en v'là. Et ce, dans l'objectif de ne pas se faire déranger durant la nuit par Mumu l'affectueux qui ne demande rien de mieux que de se coller tellement proche que ça nous empêche de respirer. Il s'est dit: s'il a autre chose à faire, il ne va pas chercher continuellement à avoir de l'attention. Bingo. Mission accomplie. Victoire.
Mumu a plutôt passé la nuit à jouer avec la boule qui a une sonnette à l'intérieur. Gling gling, gling gling, suivi d'un son de course, gling gling, course course, gling, gling.
Bien joué M. Wings!

2006-11-22

Parce que

  • Parce qu'il fait bon de voir un autre côté de la médaille.

  • Parce que je n'ai rien à dire, mais que j'ai tout de même envie de parler.

  • Parce que j'ai vraiment une envie irrésistible de dépenser.

D'une logique implacable

Je suis à me magaziner une assurance habitation. Bien oui, ça fait presque trois mois que je suis emménagée dans mon appartement et j'y pense maintenant. Je ne croyais pas cela nécessaire parce que je n'ai rien à voler. Pas de bijou, par d'ordinateur, pas de chaîne stéréo, une petite télé et un lecteur DVD cheap. Mais quelqu'un m'a fait penser au feu. Ma cuisinière et mon réfrigérateur sont difficiles à voler, mais ça brûle drôlement bien. Et ça coûte cher des vêtements, même si ça se vole plutôt mal.
J'ai fait des demandes de soumissions. Quelle surprise de recevoir celle de S.S.Q. assurances.
"Nous ne pouvons pas vous assurer puisque vous n'avez jamais eu d'assurance habitation à votre nom. Nos statistiques démontrent que ceux qui nous appellent pour une première assurance ont souvent déjà été victime d'un cambriolage et chercher à s'assurer pour nous réclamer par la suite."
Le monde des assurances me fascine. J'ignore de quelle façon ils font leurs statistiques, mais ça m'a fait sursauter plus d'une fois. Au renouvellement de mon assurance-auto, on m'a accordé une rabais de 200$ par année pour ma job. "Parce que nos statistiques démontrent que les gens qui font votre métier ont moins d'accident" !!??!!?
Mais quand je cherche une assurance-vie, c'est plus cher en raison de mon métier "parce que nos statistiques démontrent que les gens qui font votre métier se suicident plus que les autres"
Et si je me suicide en voiture hein???

2006-11-21

Nul n'est parfait

Merci à tous pour vos commentaires sur mon billet d'hier. Je me suis questionnée longuement sur certains d'entre eux et ça m'a inspiré une nouvelle réflexion.
Retour en arrière.
Bien que mon blogue porte le nom de L'Ex blonde, j'ai très peu parlé de mon ex dans ces lignes pour la simple et bonne raison que mon deuil était déjà bien entamé lors de l'ouverture du blogue. Je vais tenter de vous faire un petit résumé de cette relation qui, dois-je le rappeler, n'a pas du tout fonctionné et s'est même étiré au-delà de sa vie utile.
J'ai rencontré cet homme dans un évènement politique. Après coup, je peux affirmer que ce que j'ai d'abord ressenti pour cet homme est de l'admiration. Je le trouvais tellement intelligent. Il était respecté dans son milieu, il faisait des analyses incroyables de l'actualité, terminait une maîtrise, avait des idées sur tout. Je suis normalement une fille qui s'exprime facilement. Pas avec lui. Je l'écoutais. J'avais trop l'impression d'être une abrutie en sa présence. Lors de nos premières rencontres, il parlait sans arrêt, de pleins de sujets compliqués et je le trouvais profondément ennuyant. Mais j'hochais la tête et j'avais juste hâte que ça se finisse pour qu'on aille baiser. Je me suis un peu questionné au début de cette relation, à savoir si j'avais vraiment de l'avenir avec un gars que je trouvais ennuyant. Mais je l'admirais tellement et j'avais un tel prestige quand j'étais avec lui que j'allais endurer ces lancées oratoires.
Au fil du temps, je me suis rendue compte que cet homme, bien que supérieurement intelligent, n'avait pas la vérité absolue et que j'avais certainement des connaissances de plus que lui, du moins dans mon domaine. Alors, j'ai cessé d'absorber ses paroles comme les écrits de la bible. J'ai pris peu à peu la place que je croyais être la mienne dans le couple, mais ça n'a pas plu à mon ex et la relation s'est mise à se détériorer, sous tous ses angles. Si nous n'avions pas habité ensemble, la relation se serait sans doute terminé plus rapidement.
J'ai décrit mon ex assez sommairement. Il avait une tonne d'autres qualités. Il était notamment très affectueux ( ce qui est très important pour moi). Mais il y avait une tonne de choses que je n'aimais pas de lui. Il n'était pas sociable, plutôt solitaire, impatient, colérique et violent. Tout était un drame. Je me suis jurée de ne plus jamais vivre ça et surtout, de ne plus faire vivre ça à mes proches.
Ironiquement, je me retrouve aujourd'hui avec M.Wings, hyper sociable, souriant, drôle, patient, doux, positif et compréhensif, mais je me plains parce qu'il ne m'emmerde pas en me faisant un exposé sur la valeur des actions de Enron à la Bourse...
Certes, M. Wings n'a peut-être pas toutes les connaissances de mon ex et non plus toute sa curiosité, mais il a un quotient émotionnel dix fois supérieur.
Je ne suis pas en train d'essayer de vous ou de me convaincre que je suis sur la bonne voie, mais en train de donner de sacrées bonnes raisons d'aller voir plus loin. Parce que se faire dire "J'ai passé une superbe nuit dans tes bras", ça me rend beaucoup plus heureuse que de me faire dire " T'es une christ de folle".

2006-11-20

Doute, quand tu nous tiens

Y a de ces amitiés étranges, de ces signes de la vie ou de ces hasards, selon vos croyances. Je vous ai déjà parlé de Petite moi, la plus ancienne de mes amies, avec qui j'ai traversé les époques et les périodes de nos vies respectives.
J'ai déjà fait remarquer à Petite moi que nous vivions souvent des choses semblables l'une après l'autre. Je ne vous en ferai pas état puisqu'il s'agit des moments les plus troubles et les plus intimes de nos existences mais la coincidence me fascine. Et c'est arrivé plusieurs fois.
Il y a un peu plus d'un an, Petite moi rencontrait Chéri. Cet homme qui ne répondait pas aux attentes qu'elle s'était faites de l'homme idéal. Il n'était pas allé à l'université, elle le trouvait un peu borné et peu cultivé. Pendant plusieurs mois, elle m'a dit que ça ne marcherait pas. Qu'il n'était que son amant. Jusqu'au jour où elle a assumé son amour.

Bien que ma relation avec M. Wings n'est qu'à ses premiers balbutiements, je sens la similitude avec ce que me racontais ma copine à cette époque. J'ai beau dire que je ne suis pas snob, que ça n'a pas d'importance, mais ça me dérange. Ça me dérange beaucoup même.
Ça me dérange de le voir lire le journal de montréal en commençant par la fin. De ne pas avoir de réaction de sa part quand je m'insurge sur le site internet des français qui bitch contre les québécois, d'entendre des opinions si peu nuancées sur les homosexuels ou les arabes... D'entendre des "si" avec des "raies" ou trop de phrases commencer par "c'est fucké".
Tout le reste y est. Mais je ne sais pas si je vais pouvoir passer par dessus ce détail qui m'apparaît tellement gros. Tellement que je crains de le présenter à certains de mes amis. Tellement que ça me tape sur les nerfs. Tellement que je surréagis quand j'entend des trucs qui me déplaisent.
De quoi on va parler lorsque se regarder dans les yeux toute une soirée de temps ne suffira plus? Du dernier arrêt de Huet? Du beau jeu de Kovalev? Du nombre de points de Latendresse? De voitures? De matériau de construction?

2006-11-17

Intensité

Je me considère comme quelqu'un d'intense. Quelqu'un pour qui la peine est toujours trop grande mais également quelqu'un pour qui le bonheur se vit intensément. J'aime ce petit côté de moi et je l'apprécie également chez les autres. Bien que je comprenne que tous ne peuvent vivre à ce rythme, je cherche normalement à m'entourer de gens intenses. De personnes avec qui je peux partager un fou rire après avoir crié à tue-tête dans la rue ou encore dansé au beau milieu d'une foule. De personnes avec qui je peux parler durant des heures de tout et de rien et qu'à ce moment-là, ce soit un moment unique pour nous deux. De personnes qui peuvent changer leurs plans à la dernière minute, en créer d'autres et rechanger d'idée en cours de route. Hé bien toi, tu étais l'une de ces personnes. Tu m'as fait vibrer plus d'une fois avec tes road trips organisés à la dernière minute, avec tes visites surprises à toute heure de la nuit, tes téléphones plutôt indécents au bureau et avec les moments magiques que l'on pouvait se créer juste en prenant un douche à deux...
Je me souviendrai toujours de cette fin de session interminable. J'en étais à ma première année d'université et je gérais encore plutôt mal mon stress. Je dormais peu, j'étudiais beaucoup et toi, tu prenais soin de moi. Tu t'assurais que je mange bien, tu massais mes muscles pour me donner quelques bonnes heures de sommeil et surtout, tu écoutais mes complaintes.
Tu devais me retrouver à la bibliothèque de l'université où j'avais passé mon samedi à étudier mon dernier examen de la session. C'était en décembre, de beaux flocons dodus descendaient du ciel et la température était somme toute assez clémente. Il était autour de 16 heures et il y avait tout au plus une dizaine d'étudiants dans la bibliothèque. J'étais assise dans un coin isolé et tu es arrivé, arborant ton plus beau sourire. Tu as mis un doigt sur ma bouche pour me demander de garder le silence. Tu m'as emmené dans une salle de travail fermée. Je savais ce qui allait se passer. Je voyais dans tes yeux tout le désir que tu avais. Je salivais à te voir, me regardant comme un enfant. Tu as délicieusement léché le lobe de mon oreille avant de me dire ce que tu désirais tant: "Du St-Hubert, est-ce que ça te tente?"

2006-11-16

Crampe cérébrale

Vous est-il déjà arrivé d'avoir une crampe au cerveau? De vous lever un matin et de n'être plus capable de faire quelque chose que vous faites pourtant chaque jour depuis des lunes?
Hé bien je suis ce matin victime d'un de ces désagréables malaises. J'ai étudié pendant 7 ans dans le même domaine pour être capable de résoudre certains problèmes. J'ai réussi avec brio tous mes examens. Depuis près d'un an, j'arrive plutôt bien à résoudre ces problèmes dans le marché du travail. Mais ce matin, niet. Nada. Pu rien pentoute. Cerveau gelé. Non seulement je ne suis pas capable de trouver ce que je cherche, mais en plus j'ai répondu des milliers de fois à cette question et j'en connais la réponse. Mais la réponse se cache quelque part dans mes livres et ce matin, tous mes livres se sont unis pour me faire la vie dure et je ne trouve pas. Ce n'est rien pour rendre une fille zen ça, je vous jure. Ça m'a par contre rappelé une anecdote assez cocasse survenue l'an dernier, avec mon ex.
J'étais encore étudiante et j'avais mes cours l'après-midi. Donc souvent, il partait travailler et moi j'étais encore couchée. Un matin, je me suis fais réveiller par un énorme bruit de fond "Câli** de tabarn*** de st-cibo*** de chri** de *** " (mon ex était en général très peu zen). Oublions le fait que de crier en sacrant à 6h30 du matin quand ta blonde dors encore est tout à fait irrespectueux et concentrons-nous plutôt sur la crampe cérébrale dont fut victime mon ex ce matin-là. Il faisait des noeuds de cravates à chaque matin depuis plus de 5 ans. Il les faisait sans même se demander comment il faisait tellement c'était naturel. Il n'appliquait pas une technique particulière et en quelques tours de main, c'était réglé. Mais pas ce matin-là. Il avait oublié comment faire un noeud de cravate. Ce geste si banal exécuté à la perfection durant tant d'années devint soudainement un geste totalement inconnu. Comme si jamais de sa vie, ses mains n'avaient fabriqué un noeud. Ce jour-là, il a été obligé d'aller consulter le site internet du cercle des fermières pour faire un noeud de cravate tout en maintenant que normalement, ce n'était pas comme ça qu'il les faisait. Mais bon, comme ça ressemblait tout de même à ce que l'on attend d'un noeud de cravate, la crise matinale s'est terminée ainsi mais le lendemain, sa crampe cérébrale l'ayant quitté, il a recommencé à faire des noeuds de cravate le plus naturellement du monde...

2006-11-15

Retour sur la gaffe...

Hier, je parlais au téléphone avec M. Wings et celui-ci me dit:
"Je veux qu'on reparle du verre d'eau. On va se faire un meeting là-dessus"
Je me mourrais bien sûr d'envie de faire un meeting sur un verre d'eau après avoir passé la journée en réunion sur des sujets beaucoup plus ennuyants.
Après de longues discussions, négociations serrées et compromis, nous sommes arrivés à la conclusion que j'étais responsable à 40% du verre d'eau renversé. J'aurais dû vérifier s'il le tenait avant de le laisser tomber... ( Comme finalement c'est bien moi qui l'ai laissé tomber, je trouve que je m'en sort pas mal du tout avec 40% de responsabilité)
Comme je suis intègre et honnête, je tenais à vous faire part de ma responsabilité face à cet événement.

2006-11-14

Donnez moi du Ritalin quelqu'un!

Puisque j'ai reçu des dizaines de courriels de gens qui me demandent ce qu'il advient de Mister Wings, je vais faire une petite mise à jour... d'autant plus que ce fameux M. Wings me donne du matériel intéressant à chaque jour (heure) pour des petites anecdotes rafraîchissantes ( et le mot rafraîchissantes ici est minutieusement choisi)
Aujourd'hui, il y a Pourquoi moi? qui a décidé de suivre mes traces et de concocter une petite liste des caractéristiques souhaitées chez sa future bien-aimée. Il précise qu'elle est brève puisqu'il souhaite bien sûr avoir des petites surprises. Et bien moi je vous dit, on n'aura jamais tout prévu! La mienne était longue, comportait plusieurs points mais je peux vous garantir qu'elle n'était pas exhaustive. Voyez, j'avais notamment écrit: "actif". Hé bien j'ai plutôt affaire à un hyperactif. Il ne semble jamais à bout de ressources. Je trouve ça tout à fait charmant, mais ça ne m'empêche pas de sacrer...
Dimanche soir, il arrive chez moi suite à une partie de hockey. Il me fait une démonstration live de son but à la Kovalev. Vraiment cute. Alors que moi j'essayais de regarder Tout le monde ne parle, lui se levait, allait à la cuisine chercher je ne sais trop quoi, dans son manteau chercher son cellulaire, faire une course avec Mumu dans le corridor en passant, se rassoir. Passent alors 2 minutes de quiétude, se relève, va chercher à la salle de bain, revient au salon, regarde mes C.D., passent des commentaires, joue avec Mumu, se rassoit. J'eût à nouveau droit à 2 minutes de tranquilité bien méritées, se relève, va chercher du vin, se rassoit, renverse son verre sur ses pantalons et mon sofa, se lève, court à la cuisine ( Mumu course avec lui encore une fois), prend des essuis-tout, revient, ramasse son dégât, enlève ses pantalons (et garde ses bas.. ARHHHHHHH). J'ai ensuite été obligée d'utiliser les grands moyens pour le calmer et j'ai eu droit à une heure de répit.
Lundi soir, il m'appelle et propose de passer la soirée avec moi avec comme argument: "Je suis calme aujourd'hui". J'accepte. Il a été d'un calme exemplaire toute la soirée. Je croyais rêver. Je ne perdais rien pour attendre.
1h30 du matin. Je me réveille et j'ai soif. Je cours à la cuisine, je me prend un GRAND verre d'eau et je mets PLUSIEURS glaçons dedans, j'en prend un gorgée et je l'emmène sur ma table de chevet. M. Wings me demande alors: "est-ce que je peux en avoir?" J'allais quand même pas refuser ça à un pauvre petit homme assoiffé. J'aurais dû. Il a renversé la TOTALITÉ du GRAND verre d'eau GLACÉ dans mon lit.
Ce matin au réveil il me dit: " Le TABARNAC que tu as sorti cette nuit, il semblait vraiment venir du fond du coeur"