2007-04-19

Rater un virage

Ça aurait l’air qu’il faille ralentir. Pour mieux voir le paysage, qu’ils disent. Se balader, pour ne rien manquer. Oui, sans doute.

Quand on visite la Côte d’Azur par l’intérieur des terres, il est plus prudent d’y aller lentement. Les côtes et les belles courbes, telles celles d’une femme. Ça nous permet en plus de voir les montagnes. C’est bon quand c’est long, la Côte d’Azur.

Mais moi, j’aime la vitesse. Je n’aime pas être obligée de ralentir pour ne pas rater un virage. J’aime fermer mes yeux et appuyer sur l’accélérateur. J’aime rouler à 100 miles à l’heure. Des fois, j’ai le vertige. Ça me donne la nausée. Des fois, je rate le virage et je me casse la gueule. Des fois dans un rocher. Ça fait mal. Des fois, je me ramasse carrément au fond de la méditerranée. Là, c’est beau. Et ça goûte le sel. J’aime le goût de l'eau salée.

Peut-être un jour, je ralentirai. Peut-être un jour, je serai moi aussi d’avis que c’est bon quand c’est long. Je ne le crois pas. Telle une éternelle enfant, je veux tout maintenant. Je ne veux pas me rendre tranquillement à Marseille en chantant des chansons quétaines. Non. Je veux arriver à Marseille le sourire aux lèvres d’avoir trop fêté sur mon air d’aller.

Quitte à ne pas m’y rendre. Ouais. Quitte à ne jamais m’y rendre. Ok?

Colérique mais pas cheap!

D’après les statistiques, vous êtes dans la moyenne. N’ayez donc pas honte de vos vices…

Vos points: 56 sur 154 Résultat Global: 36 %
La paresse: 36 %
La gourmandise: 45 %
L'avarice: 24 %
L'orgueil: 50 %
La luxure: 65 %
L'envie: 28 %
La colère: 50 %

Pour faire le test, il faut aller là.
Volé chez la succulente, l'adorable, l'EXquise, la sublime, la seule, l'unique, la géniale, la délicieuse Petite moi.

2007-04-18

Rock 'n cruise

Nitram et moi avons entrepris des cours de swing hier soir. Au départ, j’avais proposé à mon ami que l’on prenne des cours de tango. Je trouve cette danse vraiment sexy et je croyais que ça m’irait bien.

Nitram : « La femme doit vraiment se laisser mener au tango. Je ne crois pas que ce soit une danse pour toi. »

Allons-y pour autre chose alors, le temps que je devienne une partenaire soumise.

Afin de m’assurer de ne pas créer de fausses attentes, j’avais répété plusieurs fois à mon comparse que je n’avais aucun rythme et que j’allais certainement être la pire du groupe. Je fus moi-même surprise non seulement de mon talent mais également de mon enthousiasme. J’ai déjà hâte à la semaine prochaine.

Nous étions en train de pratiquer les pas de danse quand Nitram me dit dans le creux de l’oreille, sur un ton on-ne-peut-plus-sérieux :

« Je pense que j’aimerais mieux faire la fille »

C’aurait finalement été parfait qu’on prenne des cours de tango ensemble et inverser les rôles.
Suite à ce premier cours concluant, Nitram et moi nous sommes dirigés au bar. The bar. Celui où on risque d’y croiser Le gars du bar. Évidemment, j’entre et fait mine de rien. Je fais semblant de parler et de rire en marchant tout en prenant bien soin de ne pas regarder dans sa direction. Une fois assis, Le gars du bar vient me saluer. J’avais presque honte. Son accueil ressemblait à rien d’autre qu’un énorme simagrée-de content-de-vivre. Nitram y va de son commentaire éditorial : « il ressemble aux tête-à-claques » Après mures réflexions, je n’ai d’autre choix que d’admettre que sa bouche ne bouge pas en même temps que ses paroles. Comme une mauvaise traduction des Feux de l’amour.

Il vient s’asseoir à mes côtés et me raconte sa vie. Se vante de sa vie, que dis-je. À force d’écouter son pedigree, on en vient à la conclusion qu’il se rapproche davantage de l’âge de mon père que du mien. Mais c’est sans considération de toute façon, il est « tellement occupé qu’il n’a même pas le temps de faire les tâches quotidiennes ».

Toute la soirée, il fait la navette entre une table de trois filles-de-19-ans-qui-s’amusent-à-faire-des-poses-sexy-et-à-manger-les-cerises-de-leur-sangria-de-façon-explicite, et notre table. Un shooter pour les pitounes. Un shooter pour Nitram et moi. Un shooter pour les pitounes. Un shooter pour Nitram et moi. Un shooter pour les pitounes.

Moi à Nitram : « Wo là. Ça suffit. Je travaille demain moi, on s’en va avant qu’il nous emmène un autre shooter. »

Nous nous levons pour quitter, mettons nos manteaux et il arrive avec ses maudits shooters.
Le gars du bar : « Allez, un dernier pour la route! »

Nous quittons définitivement suite à cela. Il nous rattrape dans la porte.

Le gars du bar : « Je veux vous saluer avant que vous quittiez. Dommage que vous partiez si vite, j’aurais pu vous faire visiter les installations. »

J’en profite pour ploguer Nitram-le-chômeur et nous quittons Le gars du bar et ses grands sparages de content.

Finalement, non merci pour moi mais ça nous aura peut-être permis de trouver un emploi à mon comparse.

2007-04-17

Désagréable tenace

Le désagréable énergumène de RC m’a relancée ce matin sur MSN. Je ne me croyais pas obligée de le bloquer, mais visiblement, c’est difficile de se débarrasser de ce genre d’épâ.

Sans dire bonjour, il a voulu me convaincre qu’il ne s’était pas obstiné en vain jeudi passé en me copiant un texte tiré d’Internet. Le problème, c’est qu’il l’a mal lu. Son texte appuie mon point de vue.

Je commence à en avoir ma claque de lui. Je me dis que la bonne vieille manière directe agrémentée de mon air de bœuf légendaire et de ma franchise cinglante devrait pouvoir venir à bout de lui.

Moi : « J’ai trouvé ma soirée très désagréable » - Je croyais cette phrase plutôt claire.

L’épâ : « Tu exagères. La soirée a été agréable à 90% et ensuite, ça a dérapé. »

Moi : « Il m’apparaît évident qu’on n’a rien à foutre ensemble »

L’Épâ : « C’est une question d’ajustement. Ce serait dommage de ne plus se voir, il y a une incroyable énergie sexuelle entre nous deux » - Je tiens à préciser que bien qu’il y ait une certaine intimité la première soirée, je n’ai pas baisé avec lui…

Moi : « Ça prend plus que ça et là, il n’y a rien d’autre. Je n’aime pas comment tu es » - Bon, je ne croyais jamais être obligée de dire ça un jour, je suis normalement plutôt diplomate mais dans ce cas-ci, l’information s’assimilant difficilement, je n'ai eu d'autre choix.

L’Épâ : « Tu baisses les bras rapidement. Je pense qu’il faut qu’on se revoit » - Se revoir pour quoi? Pour valider que tu me tombes royalement sur les nerfs?

Je pense que j’ai vraiment perdu la touch pour me débarrasser des épais. J’ai pourtant jadis été une championne dans le domaine mais apparemment, j’en ai un peu perdu. J’ai eu beau être à mon comble de désagréabilité avec lui, il tient toujours. J’ai fait fuir des hommes avec bien moins que ça dans ma vie. Je ramollis.

2007-04-16

Je n'en peux plus...

Je n’ai pas dormi de la nuit. Il faisait trop chaud. Montréal est insupportable à cette période-ci de l’année. 45 degrés avec l’humidité. Ça colle. Tout colle. Le poil de Mumu dans mon nez, les vêtements sur mon dos.

Partout, les gens recherchent la climatisation. Et les gens se plaignent. Continuellement. C’est trop chaud! Je n’ai pas la clim dans ma voiture. J’y entre et c’est un sauna. Le soleil qui, avec ses rayons, rend mon volant brûlant.

Mes beaux tailleurs de travail qui sont à nettoyer sans arrêt. La sueur. Encore de la sueur. Et les coups de soleil? Que dire des rayons ultra puissants du soleil qui, en 5 minutes, me brûlent la peau.

Je n’en peux plus de cette température. Vivement l’air frais de l’automne. Les feuilles qui tombent et les ballades dans le boisée durant des heures sans y déverser toute sa sueur.

Je n’en peux plus de cette température. Je n’en peux plus de l’automne. De cette pluie continuelle qui tombe durant des jours. C’est déprimant. C’est gris. Les journées se font de plus en plus courtes. La déprime du mois de novembre dont tous sont atteints. Les gens se plaignent. Continuellement. Vivement l’hiver et sa belle neige blanche. Un beau Noël blanc, si Dame Nature peut nous faire l’immense honneur de nous en offrir un cette année. La planche à neige, le ski, la raquette.

Je n’en peux plus de cette température. Je n’en peux plus de l’hiver. Je ne peux plus supporter les tempêtes, le problème de stationnement. Je n’en peux plus de me les geler. D’avoir la morve au nez et les narines collées. Je veux voir disparaître cette horrible merde blanche. Les gens se plaignent. Continuellement. Vivement le printemps. La neige qui fond, les rayons du soleil qui réchauffent les corps et les cœurs. Les oiseaux qui chantent, les filles qui se dénudent.

Je n’en peux plus de cette température. Je n’en peux plus de la pluie, de la slush, de la gadou. Je n’en peux plus de cet air frais et de ces journées changeantes. Les gens se plaignent. Continuellement. Vivement l'été. Je veux de la chaleur. Le soleil, la ville qui bouge et les gens qui renaissent.

Je n’en peux plus de cette température. Je n’ai pas dormi de la nuit. Il faisait trop chaud. Montréal est insupportable à cette période-ci de l’année…

2007-04-13

Blogue-plogue

Ce matin, au lever, je me suis servie un délicieux café et me suis installée devant mon ordinateur, encore sous le choc de ma rencontre avec l’épâ d’hier soir. Je regarde les nouveaux commentaires sur mon blogue. Plusieurs provenaient de cette gang de dépravés qu’il faut absolument que vous alliez voir.

Les 4 fantastiques.

Quand je ramasse des beleuets au Lac-St-Jean et que je vois un endroit où il y a plein plein plein de beleuets, que fais-je? Je m’exclame : as-tu vu la belle talle! Et je m’assois pour tous les manger ramasser.

Et bien m’avez-vous cette belle talle-là vous-autres? Y en a aux hommes, y en a aux femmes, y en a aux deux… Je m’installe là pis je mange lis.

Psssst : Merci Joss pour la bonne référence! :-)

En désagréable compagnie

*** La montée de lait qui suit peut ne pas convenir à un jeune public. La supervision des parents est conseillée***
Je suis peu revenue sur mes fabuleuses rencontres Réseau contact pour la simple et bonne raison que je n’en ai pas fait. J’ai discuté avec quelques prétendants, continuant de les flusher (ou de me faire flusher) les uns après les autres.

J’entretenais une certaine relation MSN avec un vraiment joli monsieur depuis quelques semaines. Au premier abord, il avait tout pour me plaire. Physiquement, c’était exactement ça, son message introductif sur RC était parfait, discussions somme toute assez intéressantes sur MSN.

Mardi, on se donne rendez-vous pour enfin pratiquer la conversation live ou pratiquer toute autre chose si l’occasion s’y prête.

Premier contact : il est plus beau que je ne l’imaginais. Ça commence vraiment bien. On commence à jaser et ça commence à se gâter par le fait même. Il me demande pourquoi ça n’a pas fonctionné avec mon ex et au lieu de se contenter d’écouter la réponse, de poser quelques questions et de hocher de la tête, c’est énergumène pense que c’est une excellente stratégie de m’obstiner sur la question. Il défend littéralement mon ex! Je ne fais ni un ni deux et je lui dit pas-gentiment-du-tout que je n’ai pas envie d’entendre son diagnostic sur une relation dont il ne connaît, à toutes fins pratiques, rien du tout!

Cette montée de lait de ma part dont il est l’unique responsable, je le maintiens, a causé un certain froid et il y eut par la suite 198 silences, parsemés de mots bien pesés ici et là. La soirée s’est tout de même bien terminée, on ne s’est pas lancés d’assiettes. Il m’a par la suite envoyé des messages textes, des courriels, pour s’excuser, qu’il avait compris quelle avait été son erreur. Qu’il souhaitait me revoir, que je l’intriguais.

Bon, on va mettre quelque chose au clair tout de suite. Je ne suis pas intrigante. Je suis caractérielle. Les gars ont la manie énervante de ne pas distinguer les deux. Fin de la parenthèse.

Pour des raisons obscures, j’ai décidé de le revoir hier. Soit je suis maso, soit j’avais vraiment besoin d’haïr quelqu’un et lui, c’était un candidat parfait. Faut dire qu’il est particulièrement beau et je me disais qu’il pourrait peut-être faire partie de mon étude sur les signes astrologiques, dans le pire des cas.

C’était pire que pire. Pire que n’importe quelle date du monde entier. Pire que le gars-avec-la-tuque-des-expos. Pire que le gars-qui-pue-de-la-gueule. Pire que le petit os de poulet de Mr Wings. Pire que toute! Ce gars-là est tout simplement I-N-S-U-P-P-O-R-T-A-B-L-E!

Il passe son temps à répéter les clichés entendus à TQS ou lus dans le journal de Mourial. Du genre : "Le Québec a le plussss pire taux de décrochage du monde." Du monde? Pire qu’en Éthiopie? Haaaa, c’est vrai, les gens ne peuvent pas décrocher en Éthiopie, ils ne vont pas à l’école.

Ou encore : "Si les hommes se suicident autant, c’est parce que les mères les laissent à la garderie avant deux ans. Le docteur Chicoine l’a dit. " Et y a un paquet d'experts qui ont contredit Chicoine, mais ça serait bien trop compliqué de commencer à nuancer.

Pire encore, il répète des clichés vieux comme le monde par rapport aux filles du Saguenay et je dois avouer que ça, ça commence à me taper sur les nerfs royalement. Tient! Tant qu’à y être, on va régler cette question-là également.

« Les filles du Saguenay ont toutes un gros caractère »

FAUX, FAUX ET REFAUX! Je connais pleins de filles du Saguenay qui sont douces douces douces, bonnes à marier et qui vont faire tout ce que tu veux. Pis by the way, je connais un esti de paquet de filles à Montréal qui ont un caractère de cochon. Ok là?

« Il y a plussss de belles filles au Saguenay »

FAUX, FAUX ET REFAUX. Ça se peut pas, on est consanguines esti!!

2007-04-10

Le gars du bar

Lorsque je laisse mon numéro de téléphone à un gars, il n’y a pas mille possibilités. Les gars sont généralement assez prévisibles.

1. Il me rappelle pour me voir. Les intentions ne sont pas tout à fait claires au départ, mais c’est plutôt bon signe.

2. Il ne me rappelle jamais.

Facile non? Clair! Précis! On sait à quoi s’attendre. Mais là, y a un illuminé qui a décidé de faire quelque chose entre ces deux options.

Je vous raconte. Il y a deux semaines, je vais prendre un verre à un endroit où je suis allée 3 ou 4 fois auparavant. J’étais avec elle et son amoureux. Le propriétaire de la place, que j’ai trouvé mignon dès la première que je le l’ai vu me regardait avec une face d’un gars qui-veut-pas-juste-me-servir-une-bière.

Prenant mon courage à deux mains, j’écris mon numéro de téléphone sur la facture et lui remets avant de quitter. Le temps passe, je suis sans nouvelle. Je me dis que j’ai halluciné des yeux cochons alors qu’il n’y avait aucun intérêt. Ça m’étonne, mais bon, ça peut arriver. Une semaine et demi après lui avoir gentiment laissé mon numéro, je reçois un appel sur mon cellulaire d’un numéro confidentiel. Je ne réponds pas, d’autant plus que j’ai la bouche à moitié gelée avec une haleine de sang de cochon. Je n’ai pas particulièrement envie de parler au téléphone.

Hé bien c’était lui. Il m’a laissé un message sur ma boîte vocale. Le message le plus obscur que j’aie pu recevoir de toute ma vie.

"Allô, je suis le gars à qui t’as laissé ton numéro la semaine passée (y pense qu’il est le seul, c'est mignon.) Hé bien je voulais te remercier. (me remercier!?) Je travaille vraiment beaucoup alors j’ai du mal à retourner mes appels. J’ai même du mal à faire mes tâches quotidiennes tellement je travaille. (subtile...) Alors, j’espère avoir l’occasion de te revoir ou de te reparler. Passe une très belle journée. Bye. "

Pas de numéro de téléphone. Rien. Niet. Nada. C’est moi qui hallucine ou il a pris la peine de m’appeler une semaine et demi plus tard pour me dire que je n’avais aucune chance?

Tsé, la technique du je-rappelle-jamais, ça a encore une certaine utilité.

Sevrage

Que de temps a passé mes copinots et mes copinettes depuis la dernière fois, hein? C’est que j’agonisais, seule dans ma contrée lointaine suite à l’enlèvement de mes dents de sagesse.

J’ai cru un moment que mon heure était venue. Non pas quand j’étais couchée sur la chaise du dentiste. Non. Quand j’étais dans ma voiture mercredi soir dans le parc menant au Lac-St-Jean. Il faisait tempête à Montréal mercredi soir? Imaginez ce que c’était en montagne… La route était complètement enneigée, les charrues inexistantes et les rafales de vent à couper le souffle. La bonne nouvelle dans cette histoire, c’est que j’étais presque la seule courageuse (ou épaisse) qui ait pris la décision de traverser le parc à cette température, alors quand je perdais le contrôle de mon véhicule, je ne faisais pas de face-à-face. C’est un avantage non négligeable, avouez.

Le lendemain, extraction des dents, calmants, dodo, eau salée, calmant, dodo, eau salée. Manger mou, calmants, dodo, etc. jusqu’à ce que mort s’en suive.

Le pire dans cette histoire, c’est le sevrage. Vous savez, LE sevrage. Ça été beaucoup plus douloureux que je ne le croyais. Je ne pensais pas m’en sortir. Une chance que Mr. Wings m’avait prévenue. Faudrait peut-être que je l’appelle pour le remercier. Maintenant je n’ai plus de convulsions dues au manque et je me suis même trouvé une activité fort intéressante en remplacement. Je prend ma langue, doucement, langoureusement… hummm… Vous voulez la suite hein?

Ma langue, si douce, humectée juste à point que je promène lentement et avec laquelle je frôle du bout juste assez pour agacer. Et puis, j’y vais d’un rythme plus soutenu. Je durcis ma langue pour augmenter la sensation et vlan! Je la rentre dans un énorme trou sans fond laissé par mes dents de sagesse. J'arrive presque à me chatouiller le cerveau.

2007-04-04

Moi si, moi si!

Leaderboard
Create your own Friend Test here

Bitcherie du mois

Je viens de recevoir un appel de Mr. Wings. L’objet de son appel était pour me dire qu’il avait enfin trouvé le disque que j’avais laissé dans sa voiture il y a de cela un million d’années. Il était dans le lecteur de disques. Drôle de place pour trouver un disque, quand même.

Mr. Wings : Descends-tu au Lac en fin de semaine?

Moi : Oui, je pars ce soir. Je me fais enlever les dents de sagesse demain matin.

Mr. Wings, avec un air de surprise : « Heiiiiiiiin? Y a des dentistes là-bas?

Moi : Non, c’est mon père qui me les enlève avec des pinces-grippe, épais. (Bon, j’ai pas dit « épais », mais je le pensais tellement fort que c’est comme si je l’avais dit)

Mr. Wings : tu vas teeeeeellement souffrir. C’est l’enfer se faire enlever les dents de sagesse. Tu vas teeeeeellement saigner. Tu vas avoir les joues enflées et bleues, tu vas pleuuuuuuurer, criiiiiiier et tu vas souuuuuuuuuuuuuuuffrir!!!

Moi : Ok, c’est beau, j’ai compris.

Mr. Wings : Tu vas avoir des ouates dans la bouche, va falloir que tu les changes aux 45 minutes. C’est dégueuuuuuuuuuuuuuuuulasse. Tu serais mieux de ne pas faire de pipes, avec tes ouates.

Moi : …

Une chance qu’il a précisé, tsé. Je suis convaincue que j’y aurais pas pensé toute seule. Mais là, je vais faire quoi??? Trois jours sans faire de pipes? Je vais sûrement shaké pendant le sevrage de pipes. Surtout que l’occasion allait sûrement se présenter pour que je m’adonne à ce vice incontrôlable que j’ai (!!!)
Je dois me rendre à l'évidence. J'ai fréquenté un osti d'épais. Et pour que ce soit clair entre vous et moi, son commentaire n'avait aucun fondement. Si y en a un qui a été négligé de ce côté, c'est bien lui. J'aime pas beaucoup les petits os de poulet.
Bitch!

2007-04-03

Cher Monsieur le facteur

Cher Monsieur le facteur,

Je sais que vous travaillez très fort et que vous nécessitez énormément d’énergie, de calories et de musculation afin de distribuer le précieux courrier à tous les citoyens de Vardun, surtout en ce début de mois.

Est-ce possible que lorsque vous avez monté les escaliers menant à mon humble demeure et que vous avez, de surcroît, ouvert la boîte aux lettres et déposé les milliers de factures et mon chèque de B.S. imaginaire, il ne vous reste plus une seule once d’énergie pour refermer la boîte aux lettres?

Cette situation m’agace un peu parce que j’ai autre chose à faire le soir en arrivant chez moi que d’éventrer toutes mes factures sur la table de cuisine pour les faire sécher. De plus, je trouve un peu embarrassant de déposer mon chèque de B.S. imaginaire alors qu’il est tout frippé. Je passe pour une cochonne et dieu sait que je ne suis pas cochonne.

J’ai même déjà essayé de laisser la boîte aux lettres ouverte pour que vous preniez plutôt votre énergie pour la refermer plutôt que pour l’ouvrir, mais mon subtil message n’a manifestement pas été reçu. Pourtant, tout le monde sait que c’est plus facile refermer une boîte aux lettres que de l’ouvrir. La gravité, tsé.

En conclusion, il serait fort apprécié de notre part que vous rétablissiez la situation et que vous preniez votre ost** de cul de facteur probablement très musclé, et que vous pensiez un petit peu avec votre cervelle de moineau et vous réalisiez que lorsqu’il tombe mille millimètre de pluie dans une journée, les lettres à l’air libre risquent de se désagréger rendu à 19h00 le soir.

Nous vous remercions de votre précieuse collaboration et nous vous répétons, si ce n’était déjà pas assez clair, que vous pourriez-ti ostie, farmer la ciboire de boête à malle?

Thank you sti.

2007-04-02

Flash sur la 720

Vendredi soir, après une soirée plutôt bien arrosée, Scuba girl et moi-même avons pris le chemin de mon humble demeure, histoire d’aller poursuivre la roomba en toute sécurité. Certains ont le vin malheureux mais dans notre cas, l’heureux mariage alcool, alcool et alcool a plutôt pour effet de nous enivrer juste assez pour nous faire devenir des attardées mentales profondes.

Nous roulions sur la 720 en direction de Verdun beach quand j’eût la brillante idée de me dénuder devant un cute conducteur. Désespérément à la recherche d’un joli jeune homme, Scuba girl ralentit pour que j’observe les sujets de la sérieuse expérimentation que nous nous apprêtons à faire. En voilà un! Non, merde, il est avec sa femme. Je ne peux pas faire ça. Celui-ci roule plus rapidement que nous et nous voyons qu’il a une plaque de l’Ontario. C’en était trop.

En sérieuses et intelligentes professionnelles dans la vingtaine avancée que nous sommes, Scuba girl me scande des slogans du genre : « Flash tes boules! » et moi, j’exécute la tâche avec énormément de plaisir.

J’observe avec enthousiasme l’air de surprise du couple ontarien, remets mon chandail et arbore un sourire de satisfaction.

Et on se demande pourquoi on est célibataires.

2007-03-30

Astro-sexe

Je me suis attardée, depuis le début de ma vie sexuelle à catégoriser par signe astrologique, les habitudes et tendances sexuelles de mes amants. Comique, me diront certains. Get a life diront d’autres. Je m’en fous, ça m’amuse et je m’assume. Et en plus, c’est vrai. Les tendances se confirment à chaque fois. Je ne m’empêcherai pas de rencontrer un homme qui soit d’un signe incompatible, mais je serai doublement enthousiaste s’il s’agit d’un signe dont je connais les compétences!

Voici donc mes observations. Il est à noter que je suis Lion. Les observations qui suivent peuvent ne pas s’appliquer aux autres signes. Et les tendances concernent uniquement les hommes, je n’ai malheureusement pas eu suffisamment de dates avec des femmes pour pouvoir vous concocter un petit graphique, expliquant les diverses tangentes.

Je ne peux malheureusement pas vous parler des Gémeaux, des Taureaux, des Cancers, des Vierges, des Sagittaires et des Capricornes. Je n’ai pu isoler de tendance claire à leurs sujets. Ils sont en général incompatibles avec moi, on se rend donc peu souvent à l’expérimentation pratique.

En ce qui a trait au Scorpion. Je les immolerais tous vifs dans la vie comme au lit, alors inutile d’en parler davantage.

Les autres maintenant.

Les Verseaux : des gars compliqués au lit. Ont souvent tendance à être fétichiste. Aime beaucoup (trop) la pornographie, sont turnés off par un rien. À bannir de mon lit.

Les Béliers : L’inverse du Verseau. Simples. Mais cochon. Mes préférés de tous les temps. N’importe où, n’importe comment, avec n’importe qui. Si j’ai un fantasme à réaliser, j’approche un Bélier.

Les Lions : Ça dépend lesquels. Étant moi-même Lion, le lion mâle doit comprendre c’est qui le boss dans la vie. Si le Lion comprend vite qu’une Lionne, c’est une Lionne, il en fera ce qu’il voudra dans la chambre à coucher.

Les Balances : Ça dépanne. Mais c’est un peu timide.

Les Poissons : Si je faisait un trip d’ecstasy, ce serait avec un poisson. Les plus sensuels. Ils sont doux et attentionnés. Et de mon expérience, ils aiment les femmes expressives, mais sincères.
***Avertissement***
Ce texte n'a aucune valeur scientifique

2007-03-29

Vie de traînée

Je suis cernée. Fatiguée. Vidée. Un peu à cause de la campagne électorale, mais également beaucoup à cause de mes activités nocturnes. V’savez ce que c’est les jeunes fringants n’est ce pas? Ça te réveille en plein milieu de la nuit, ça veut des caresses, des baisers. Tu dors encore, tu te fais réveiller par des mains baladeuses, des baisers dans le cou… J’en peux plus. Quelle vie de misère. Me faire réveiller toutes les nuits, alors que je suis étendue aux côtés d’un pétard insomniaque. Plaignez-moi. En plus, vous le connaissez. Vous voulez encore un potin, hein? Bande de curieux.

Allez…, je vous le présente. C’est lui.

2007-03-28

Pour vous mesdames

Dehors les hommes. Aujourd’hui, je veux parler aux femmes. De toute façon, ça ne vous intéressera pas. Vous, les hommes, vous aimez parler de politique en fumant des cigares. Nous, les filles, on braille quand on perd nos élections et on aime parler de nos émotions.

Allez! Oust!

On est seules maintenant? Excellent…

Alors, les poules (ça vous dérange pas que je vous appelle les poules?), je souhaite vous faire part de ma nouvelle découverte shopping... La Diva cup! Quelqu’un m’a gentiment mis au parfum de cette nouvelle invention vraiment trop in le mois dernier. 45$ et quelques jours de livraison plus tard, j’étais l’heureuse propriétaire de cette petite coupe en silicone dans le but de recueillir mon sang menstruel. Non pas dans l’objectif de nourrir mes plantes avec, quoique c’est certainement très nourrissant, mais plutôt afin de cesser d’utiliser toutes ces inventions dépassées qui nous rendent si inconfortables…

Exit les tampons tellement absorbant que ça te fuck une flore en quelques heures. Exit les serviettes qui viennent troubler la paix dans tes bobettes en se glissant entre les lèvres. L’époque où la période des règles équivalait à absence de cunnilingus est également révolue mesdames! Vous enfilez votre Diva cup, avant ou après la douche, c’est propre propre propre, invisible et le cunnilincteur n’a même pas à savoir que vous avez vos règles. C’est ti pas merveilleux ça mes poules?

Voici désormais LA solution économique, écologique et confortable! Quand j’ai reçu l’engin en question, j’étais un peu sceptique quand au confort de la chose. Enfin, je trouvais ça plutôt gros et je me demandais sérieusement si j’allais pas être obligée de me faire des attouchements sexuels durant des heures afin de me lubrifier suffisamment pour faire entrer cette grosse patente là…

Un pet à insérer! Une fois en place, on ne sent plus rien. C’est tout simplement fa-bu-leux! En plus, ça vient dans un petit baluchon mauve avec une fleur dessus. Avouez que c’est tout un argument ça mes poules?

Bon, on peut faire revenir les hommes maintenant. V’s’êtes là mes chéris? Entrez, entrez… Allumez-vous un cigare, on va parler de politique...

2007-03-27

Ne rien dire

J’ai des choses à dire. Mais pas envie de les dire.

Les choses que j’ai envie de dire, je ne sais plus comment les dire.

Alors, je vais me taire. Et ne rien dire.

2007-03-26

Ode à la vie

La vie est une chance, saisis-la
La vie est beauté, admire-la
La vie est habitude, savoure-la
La vie est un rêve, fais-en une réalité
La vie est un défi, fais-lui face
La vie est un devoir, accomplis-le
La vie est un jeu, joue-le
La vie est précieuse, prends-en soin
La vie est une richesse, conserve-la
La vie est amour, jouis-en
La vie est un mystère, perce-le
La vie est promesse, remplis-la
La vie est tristesse, surmonte-la
La vie est un hymne, chante-le
La vie est un combat, accepte-le
La vie est une tragédie, prens-la à bras le corps
La vie est une aventure, ose-la
La vie est bonheur, mérite-le
La vie est la vie, défends-la.
Mère Teresa
Je vous offre, et m'offre par la même occasion, cet ode à la vie. Devant l'incompréhension qui m'envahit face au deuil d'un proche, je reste sans mot. Le suicide a toujours été, et est encore, opposé à la définition que j'ai de la vie. Je ne juge pas. Mais je ne comprends pas.

2007-03-23

Contre-anesthésiant.

Tant qu’à vous avoir révélé une mince partie de mon passé de junkie, aussi bien vous raconter la fois où j’ai vraiment eu l’air d’une profonde ado attardée dans une salle d’urgence.

Retournons à la même époque. L’époque où mes prêts et bourses payaient mon appartement parce que le CÉGEP, c’était gratuit, ou presque. L’époque où j’avais trouvé un job de laveuse de vaisselle à 6,90$ de l’heure pour payer le prochain gramme et la douzaine de beignes en guise de trip bouffe.

J’avais un horaire de travail rêvé de tout adolescent, c'est-à-dire de 17h00 à 2h00 du matin le vendredi et le samedi.

Un soir, après avoir décrassé des putains de bol de soupe à l’oignon gratiné et des plats à lasagne toute une soirée, je m’apprêtais à fermer la place. Je devais nettoyer la cuisine. Et dans le nettoyage d’une cuisine, il y a bien entendu la valorisante tâche de vider les poubelles.

J’ai de toute évidence tenté de faire trop vite, mais en empoignant un sac de vidanges, je me suis solidement coupé un doigt avec un couvercle de canne de conserve. Ça saignait. Et beaucoup. Tout le monde était autour de moi à tenter d’arrêter le sang à l’aide de spray miracles, de pansements, de cris et de prières. Rien à faire, mon doigt devenait blanc et moi aussi d’ailleurs.

Deux cuisiniers ont décidé de m’emmener à l’hôpital. Il s’agissait bien entendu d’un accident de travail. Dans la voiture, ces deux joyeux lurons, heureux d’avoir coupé leur soirée par cette petite escapade à l’urgence, ont décidé de me faire fumer un petit pétard, histoire d’amoindrir ma douleur.

Arrivée à l’urgence mystérieusement vide ce soir-là, je passe très rapidement. Le médecin décide qu’il faut me faire des points de suture, l’ouverture est beaucoup trop grande. Elle me pique le doigt pour me geler. Dix minutes passent. Je lui dit que je ne suis pas gelée. Une autre piqûre. Dix minutes plus tard. Toujours pas gelée. Une troisième piqûre. Je ne suis toujours pas gelée. Mon doigt demeurait complètement sensible et je refusais catégoriquement qu'on me fasse des points de suture comme ça.

« Je vais te piquer dans la plaie » me lance la médecin, manifestement tombée sur la tête!

« Il n’en n’est pas question! » lui dis-je. Non, mais elle est cinglée elle. Je me suis relevée d’un coup sec et je lui ai dit que je sortais de là. J’étais presque en larmes.

Il faut dire que j’étais un peu beaucoup frappée par les substances hallucinogènes, ce qui me faisait complètement disjoncter et me faisait devenir paranoïaque sur les intentions du médecin. Cette dernière m’a engueulée, m’a dit que j’étais immature et qu’elle n’avait jamais vu ça avant une fille de 18 ans qui avait peur de se faire piquer… J’ai été obligée de signer un refus de traitement et je n’ai jamais eu droit à des indemnités de C.S.S.T. Je m’en contre-foutais. J’étais complètement terrorisée.

Je suis retournée chez moi, en pleurant à chaudes larmes. Une fois assise tranquille chez moi, je me suis finalement rendue compte que mon doigt était complètement anesthésié. Plus l’effet de marijeanne s’estompait, plus l’effet de l’anesthésiant augmentait…

2007-03-22

Il a brisé mon pénis - EDIT

À une époque hélas bien révolue, j’étudiais au CÉGEP à Québec. J’étudiais est un bien grand mot, disons que je passais le plus clair de mon temps à calculer combien de budget il me restait pour le prochain gramme. Je coupais sans remord sur le pain et le beurre pour quelques soirées d’hallucinations.

Nous étions quatre filles à tenter de vivre ensemble dans un immense appartement qui coûtait des peanuts. C’était sale, bruyant, la salle de bain était toujours occupée, mais c’était chez nous et à moins d’une cigarette de l’école.

Ma coloc et moi avions décidé sous l’effet d’une aiguille ou deux de faire ressortir notre ô combien développé sens artistique avec de l’argile. Je voulais me fabriquer un truc qui allait me servir à faire brûler de l’encens. J’ai gossayé près d’une heure à sculpter quelque chose, à tout défaire, à recommencer et à remettre tout en tas par la suite. Je n’avais manifestement aucun talent.

Après avoir gossé durant tout ce temps, je me rends compte au bout de quelques minutes que j’ai fait quelque chose qui ressemblait drôlement à un sexe masculin. Comme si mes mains l’avaient fait tout seul…

Mais c’était un porte-encens que je voulais… Ce sexe si beau et parfait m’a soudainement inspiré et j’ai fabriqué de mes propres mains talentueuses cet objet où le trou du gland servait à y insérer le bâton d’encens. C’était magnifique. Malgré la tordicité et la lubricité de mon esprit, j’ai quand même songé y faire une base pour recueillir les cendres. Tout était parfait.

Vous devinez bien que cet objet qui traînait sur la table du salon était le centre d’attraction pour tout visiteur qui osait pénétrer cette demeure de filles dysfonctionnelles. Un jour, le copain de l’une de mes colocs a, par accident, fracassé mon porte-encens et celui-ci s’est brisé en mille morceaux. Il est arrivé en panique dans la cuisine remplies d’invités en hurlant comme un veau pris dans une clôture :

« J’ai brisé le pénis de l’Ex! J’ai brisé son pénis! »
**********
Après vos messages courriels, j'apporte la petite précision suivante à mes propos ô combien controversés. Le terme "aiguille" signifie dans ce contexte un mini joint de marijeanne. J'ai compris que certaines personnes ont cru qu'il s'agissait d'injections alors que vous savez bien mes amis que je suis une fille sage et tranquille et douce et délicate et honnête et travaillante. Hein?

2007-03-21

Parler aux esprits

Hier soir, je suis allée au supermarché prendre deux ou trois trucs avant de rentrer chez moi. Je me gambadais gaiement près du comptoir à poisson lorsque j’ai remarqué un homme à l’allure suspicieuse. En réalité, ce n’était pas du tout suspicieux, c’était manifestement anormal. L’homme, de race noire, avait un papier dans les mains qu’il tenait devant ses yeux en parlant très fort dans une langue que je n’ai pu identifier, mais qui m'apparaissait être du créole.

L’homme m’interpella d’un sympathique « Bonjour mademoiselle! » après avoir constaté que je l’observais avec toute la subtilité qu’on me connaît. Je le saluai et celui-ci ajouta « Que dieu vous bénisse » ce à quoi j’ai cru bon de répondre : « vous aussi ». Non mais, c’est tout de même rare que les gens ordonnent à dieu de me bénir, c’était trop d’attention pour ma petite personne, j’en offris autant.

Étant incapable de résister à la tentation de parler aux étrangers, j’interrompis à nouveau l’homme dans son monologue avec lui-même en lui demandant ce qu’il faisait là, au beau milieu du supermarché à prononcer ce que je croyais être une prière vaudou.

« Je parle aux esprits », me répondit-il.
Bien entendu, tout le monde fait ça.

« Je les fais taire, parce que j’ai une liste de choses à acheter et ils me font croire que j’ai déjà tout trouver, mais c’est faux! » Me dit-il en me montrant sa liste d’épicerie et le contenu de son panier.

Je lui demandai alors s’il y avait beaucoup d’esprits comme ça qui lui parlaient.

« Un par objet » dit-il. « Je dois avoir le moins de choses possibles chez moi, sinon, il y a trop d’esprits et ça me perturbe. Vous ne pouvez pas les voir, ils se cachent quand je suis en public »

J’étais déçue, moi qui rêvais d’entretenir des liens avec les esprits. Ça me ferait de la compagnie lorsque je m’ennuie. J’en aurais bien ramené un ou deux chez moi, histoire de le soulager un peu puisque, manifestement, il manquait d'espace pour tous les accueillir.

Je lui ai demandé s’il vivait bien avec le fait d’être toujours entouré d’esprits.

« On s’habitue, vous savez. Mais le problème, c’est que quand les policiers me fouillent, ils se rendent compte que je suis malade et ils m’envoient un mois à l’hôpital. Pour eux, je suis schizophrène » me répondit-il.

« Et vous prenez des médicaments? » demandai-je.

« Bien sûr! Sinon, y aurait beaucoup trop d’esprits » me dit-il en éclatant de rire.

Je l’ai salué et lui ai souhaité une bonne soirée. Bien que j’ais trouvé la conversation quelque peu amusante, je m’imaginais comment ce devait être de vivre dans sa tête. De savoir que les gens autour de toi te pense complètement dingue. Mais toi, tu les vois pour vrai ces esprits et tu les entends pour vrai ces voix. Elles sont là, bien présentes, mais personne ne les voit. Et personne ne te croit.

2007-03-20

Réseau contact story

Je vous ai glissé un mot dernièrement sur le fait que je m’étais réabonnée à réseau contact. J’ai été plutôt silencieuse à ce sujet, le succès de l’opération étant quelque peu discutable. Tout d’abord, plus je vieillis, plus je suis difficile. Et plus je suis difficile, plus je suis intolérante. Et plus je suis intolérante, moins j’ai envie de perdre mon temps avec des morons. Tout ceci ayant comme magnifique résultat que je passe mon précieux temps à supprimer des invitations.

J’ai tout de même en tout temps entre 1 et 5 jeunes hommes sur mon msn à qui j’ai laissé la chance inouïe de discuter quelques minutes avec moi. Au moindre faux pas, je bloque. Trop de fautes de français? Bloqué! Adéquiste? Bloqué! Ne comprend pas mes jokes? Bloqué! Bien que cette pratique ait l’air quelque peu cavalière, il n’en demeure pas moins que je sais pertinemment que ces personnes ne pourront jamais partager ne serait-ce qu’une parcelle de ma vie, alors aussi bien conserver le temps de tous et passer au suivant.

J’ai un système MSN à la maison tout à fait fonctionnel. Je sépare les gens en groupe afin de savoir à qui j’ai affaire. Donc, mes amis, sont évidemment dans « amis », ma famille dans « famille » et les gars de réseau contact sont dans « autres ». Donc, lorsque quelqu’un vient me parler et que je ne sais pas trop de qui il s’agit, je vais voir dans quelle section il est et j’arrive à identifier s’il s’agit d’un gars du cégep à qui je n’ai pas parlé depuis mille ans ou s’il s’agit d’un gars qui va me demander incessamment combien je pèse.

Dimanche, j’étais sur MSN, mais pas à la maison. Je donnais du temps pour la campagne électoral. Dans le cadre des fonctions que j’occupe pour mon candidat, il m’est tombé une tuile sur la tête. J’étais alors dans mon droit d’être en beau joual vert et comble de joie, mon bon ami Nitram était en ligne. Étant également impliqué en politique, c’était le candidat idéal pour me défouler de ces espèces d’enfoirés qui ont tout fait tout croche. Je commence donc à lui expliquer de long en large la patente. Il semble m’écouter attentivement. La boîte de conversation s’est fermée, j’en ai perdu quelques bouts et je suis retournée chercher Nitram pour finir mon histoire. Vous devinez bien que je ne parlais plus au bon Nitram…

Moi : Ce sont vraiment des enfoirés!
Moi: Maudit publi-sac à marde!

Moi : On a payé pour ça!

Moi : Ça a l’air que c’est toute une gang de libéraux!

Moi : Ils ont fait ça dans d’autres comtés!
Nitram : De quoi tu parles?

Moi : Je viens de tout t’expliquer !

Nitram : Bon, je m’en vais, je comprends rien de ce que tu racontes.

Moi : Ben voyons, je t’ai expliqué de A à Z.

Nitram : Ça m’intéresse pas ce que tu dis.
Moi : !!!

J’étais littéralement en furie contre mon ami. Je ne m’attendais pas à ce qu’il règle mon problème mais à ce qu’il fasse sa job d’ami, qu’il m’écoute et qu’il me dise des trucs du genre :

« ah ouin! »

« ah, c’est plate »

Ça m’aurait suffit. Mais là, de me faire fermer le bocket aussi sèchement…

Tout ceci me semble une technique géniale pour trouver l'amour.

2007-03-19

Fermeture temporaire

Scuba girl et votre humble serviteure étaient attablées dans un sympathique bistrot français du centre-ville, vendredi dernier quand elles ont eu the discussion qui allait changer le cours de l'histoire.

Petit retour en arrière. L’été dernier, ma comparse et moi avons passé un été tout à fait extraordinaire en compagnie de elle, de moi, de re-elle et de re-moi. Au diable les hommes, on s’autosuffit (excepté peut-être pour une fin de semaine à Québec). Nous sommes donc parties toutes les semaines faire de la plongée sous-marine ou en camping ou les deux à la fois, pourquoi pas!

Allez hop! Debout à 5 heures du matin le samedi, on s’en va au Canada, le pays voisin, vous savez, pour aller faire des guili-guili aux poissons. Ce fut donc un été rempli de belles rencontres sous-marines mais les guili-guili aux vertébrés se sont fait plutôt rares voire inexistants dans mon cas, puisque vous connaissez l'histoire: gin tonique, ville de Québec, gars-dont-j’ignore-le-nom…

Ceci étant dit, nous nous sommes timidement avouées l’une à l’autre qu’il serait bien dommage de rater l’occasion de répéter un été aussi rempli de poissons, de feux de camp, de guimauves flambées, de corona-avec-de-la-lime et de wet-suit qui pue! Nous étions toutes deux conscientes qu’il était possible que l’une ou l’autre rencontre quelqu’un et qu’il faudrait bien passer une fin de semaine ou deux avec l’être aimé plutôt qu’en plongée.

Nous sommes désormais beaucoup plus près de l’été prochain que de l’été passé et comble de joie malheur, nous sommes les deux plus que jamais célibataires. Nous avons donc décrété vendredi passé que la période de chasse était révolue et le last-call est passé. Messieurs, nous ne retenons désormais plus aucune candidature et vos lettres de motivation resteront sans réponse. Inutile d’appeler pour demander une entrevue, nos bureaux seront fermés jusqu’en octobre prochain.

Merci de votre maigre participation ces derniers mois et au plaisir de recevoir d’intéressants candidats l’automne prochain.

On passe à un autre appel

Un matin comme les autres. Un lever difficile, comme les autres. Une température moyenne, comme les autres. Une charge de travail élevée, comme les autres. Une humeur normale, comme les autres.

Absence d’envie de rire, de crier, de pleurer. Une journée habituelle quoi. À la différence près que ce matin, j’ai reçu un appel de M. Wings, ce qui a eu pour effet de perturber ma journée plate et mon humeur plate. Ce qui a immédiatement créé une colère indescriptible en moi.

Je préfère finalement la platitude de ma vie sans action aux journées qui commencent par l’appel d’une cervelle de poulet manifestement incapable de mettre la switch à off avec personne et qui, de toute évidence, a une peur bleue de la vie et qui chie dans ses culottes aux moindres vagues. Je le méprise finalement. Quelle perte de temps.

Je préférais nettement le hélas révolu temps où mes ex ne me rappelaient pas. C’était une bonne habitude.

2007-03-16

Les atteint du mâle

Y a un étrange garçon (je présume évidemment que tous les étranges de ce monde sont masculins) live from morocco qui fait de drôles de recherche sur google. En fait, il fait la même recherche plusieurs fois dans la même journée. Et je ne sais pas ce qu'il cherche. Mais il arrive inévitablement sur mon blogue à chaque fois.
les sexy les atteint du mâle + excitation du mâle
Tu cherches quoi? Peut-être que je peux t'aider...

EXtase pré-pubère

Je vous offre, à nouveau, de vous parler des hommes m’ayant marquée. Non seulement il y en eût plusieurs, mais ceux-ci ont commencé à hanter mon esprit assez tôt dans ma vie. Alors voici les principaux (il y en eût bien d'autres) de ma période pré-pubère.

À 6 ans, j’étais en première année. Nous étions toute la classe en cercle, à chanter une chanson en tournoyant. Je me souviens tellement de cet événement, qui a été somme toute assez marquant dans l’éveil de ma sexualité. Il y avait un garçon face à moi, nommé Sylvain. Je le regardais chanter et tourner timidement. J’ignore pourquoi, mais en le regardant, j’ai senti un énorme choc électrique dans le bas ventre… Je n’ai toujours pas, à ce jour, identifié s’il s’agissait véritablement d’un orgasme, mais si c’était le cas, je rêve encore du jour où je jouirai à nouveau seulement en regardant un homme. Tout compte fait, le Sylvain en question a été dans ma classe jusqu’en secondaire 5, n’a finalement jamais été beau, est devenu gros, laid et boutonneux. Mais il m’a fait jouir.


À 8 ans, je suis tombée amoureuse d’André, qui jouait dans la même équipe de hockey que mon frère de 9 ans. Déjà, à cet âge, j’avais compris que pour avoir des contacts avec un garçon, c’est une excellente idée de devenir amie avec sa sœur. Karine est donc devenue ma complice, malgré qu’elle ne comprenait absolument pas ce que je pouvais trouver à son frère. À cet âge, je pouvais avoir l’œil sur un garçon durant des mois, voire des années avant de faire quelques avances que ce soit. En entendre parler me suffisait presque. Il n’a donc jamais vraiment su que je me voyais avec lui, vingt ans plus tard, dans une allée d’église. Je l’ai revu il y a quelques années, sur une plage du Lac-st-jean. Il avait oublié de devenir un homme mais je l’ai tout de même embrassé, comme pour réaliser un vieux rêve de petite fille.


À 10 ans, mon frère est venu me demander si je voulais devenir l’amoureuse de Régis, son collègue de classe. J’ai dit oui. On a été « en couple » plusieurs mois, on s’est parlé au téléphone trois ou quatre fois et on ne s’est jamais embrassés. Il est entré au secondaire et s’est vite rendu compte que les filles étaient pas mal plus wild là-bas. Ce fut ma première (et seule, j’ose le croire) expérience d’infidélité.

2007-03-15

Me voici !

L'homme du stationnement

Ce matin, j'avais à me déplacer pour le travail, comme ça arrive assez régulièrement. Lorsque je vais à cet endroit, je vais toujours stationner ma voiture dans le même stationnement. Tout d'abord, parce que c'est très près d'où je vais mais également parce que le monsieur qui est en charge de l'endroit est tout simplement fabuleux. Je crois qu'il est né pour me remonter le moral.

La première fois que j’ai eu à garer ma voiture à cet endroit, j’étais séparée depuis quelques semaines à peine et j’habitais toujours avec l'enfoiré mon ex. J’avais beaucoup de travail et vivais beaucoup de stress au boulot alors, c’était le comble. J’arrivais le matin et l’homme du stationnement avait toujours des tonnes de compliments pour moi. C’était toujours dit avec beaucoup de respect et il était tout à fait conscient qu’il ne se passerait jamais rien en raison de son âge.

Ça fait presque un an que je le croise au stationnement, périodiquement, et il ne cesse de renouveler ces gentils mots à mon égard. Cet après-midi, lorsque j’ai quitté, il m’a lancé :

« Tu es la seule et unique qui me fasse tant regretter ma jeunesse »

Et, alors, que j’étais bien assise dans ma voiture, prête à quitter, il me fait ouvrir la fenêtre et me dit : « Tu me donnes la permission de rêver à toi? »

Ça m’a fait sourire.

2007-03-14

Vivre dans le passé

Quand j'étais plus jeune, j'écrivais un journal intime. J'en ai presque dix remplis de la première à la dernière page conservés dans une boîte. Je suis incapable de m'en départir. Mais je suis incapable de les relire. Je fouillais tranquillement dans mes archives ce midi, sans objectif précis. Ça m'a finalement rendue triste, comme quand je relis mes journaux intimes. J'écris seulement depuis août et déjà, j'ai l'étrange impression de ne pas avancer, de ne pas vivre. J'ai déjà dit il y a quelques temps que je m'emmerdais. Je le répète. Je n'en peux plus des semaines qui ressemblent à la précédente, du vin qui goûte la même chose que celui de la veille, du 5 à 7 qui finit à 9 heures. J'en ai assez des bonheurs qui ont tous le même goût éphémère et de l'arrière goût des moments tristes.
Faudrait que je cesse de le dire et que j'agisse enfin. Faudrait.


2007-03-13

J'ai envie de...

Piqué chez Mélane

1. Qu’as tu envie de manger ? Du chocolat. Avec des fraises et des bananes, en mettre partout et le lécher.


2. Qu’as tu envie de boire ? Un soda au pamplemousse avec plein de glaçons!


3. Qu’as tu envie de regarder ? Le gars bandé sur mon sofa, voyons!


4. Qu’as tu envie de lire ? Le livre dont j’ai oublié le nom qui traîne sur ma table de chevet depuis trop longtemps? Non, manifestement, je n’ai pas envie de le lire. Alors disons, un bon roman pas trop déprimant?


5. Où as tu envie d’aller ? Partout! Dois-je choisir? Hummm, alors disons au Viet-Nam.

6. Qu’as tu envie d’écouter ? Des mots cochons…


7. Qui as tu envie d’appeler ? Personne pour l’instant. J’ai peut-être plutôt envie d’être appelée.


8. Qui as tu envie d’embrasser ? Je recommencerais bien avec la dernière personne que j’ai embrassée.


9. Qu’as tu envie de prendre ? Mon futur filleul (dans environ 1 mois!)


10. Qu’as tu envie de crier ? Un gros je t’aime sur mon balcon. J’ai personne à qui le dire, mais j’ai toujours rêver de sortir dehors et de crier ça. Je sais, je suis quétaine.


11. Qui as tu envie de voir ? Plein de gens… mais le plus fort, c’est sans doute ma nièce. Je la regarde tous les jours en photo avec ses beaux grands yeux, mais elle est trop loin!


12. A qui as-tu envie de te confier ? À toute personne qui ne me regardera pas avec des yeux qui jugent.


13. De qui ou quoi as-tu envie ? J’ai notamment envie de faire l’amour, mais j’ai aussi grandement envie d’avoir des vacances.


14. Qu’as tu envie de changer ? Outre de faire la paix dans le monde, de changer les mentalités et autres choses aussi sérieuses, j’ai également envie de faire couper mes cheveux.


15. As-tu envie de pleurer ? Non, pas particulièrement.

16. A quoi as-tu envie de croire ? Qu’un jour, le Québec sera un pays.


17. A quoi as-tu envie d’être indifférent(e) ? À ce que les autres disent en mon absence.


18. Qu’as tu envie d’aller voir au cinéma ? Ma fille, mon ange. Je sais, tout le monde dit que c’est mauvais, mais j’ai tout de même envie de le voir.


19. Qu’as tu envie d’acheter ? Une voiture. Je ne sais pas laquelle mais quelque chose qui ne prend pas dans le vent sur l’autoroute.


20. Qu’as tu envie de dire à la personne que tu aimes ? Si j’aimais une personne, j’imagine que j’aurais envie de le lui dire.

2007-03-11

Potin

Comme vous êtes des lecteurs assoiffés de potins et que je suis votre humble serviteure, j’en ai toute une à vous raconter. Vous allez enfin être servis ma gang de curieux.


Un humain de la blogosphère, nommé Philtre, avait jadis lancé dans un de ses billets qu’il imaginait parfois qu’il trouverait l’Ex, et je cite : « extrêmement séduisante » malgré le fait qu’il ne l’avait jamais vue. Comble de hasard, l’Ex adorait lire les écrits de cet homme qui lui apparaissait plutôt charmant… En plus, Philtre s’était déjà déclaré comme étant le candidat parfait en fonction de mes nombreux critères. Mais il y avait feu Mr. Wings à ce moment-là.

Quand soudain! Pouf! Disparu le Mr. Wings.

Il n’en prit pas davantage pour que l’Ex se lance à la conquête de ce mystérieux blogueur. Elle enchaînait alors les commentaires d’aucune subtilité pour se dénicher un petit rendez-vous galant. Les hommes mystérieux ayant la fâcheuse habitude de résister longuement aux avances, il a fallu que l’Ex y aille d’un direct : « veux-tu aller prendre un verre avec moi en fin de semaine. » Toujours aussi résistant, Philtre a placé l’Ex troisième sur une liste d’attente pour la soirée de samedi.

Que de chance, elle eu droit à ce fabuleux rendez-vous… Maintenant qu’elle allait rencontrer le charmant jeune homme en question, il fallait bien que l’Ex cherche à connaître, tout à fait inconsciemment je vous le jure, le leadership de ce blogueur. Alors, aussi subtilement qu’un dix roues sur la rue Mont-Royal, l’Ex décida de ne rien décider…

Étant aussi vite d’esprit que charmant, Philtre compris très rapidement que « Non, c’est toi qui décide » n’était pas une bonne réponse… Les verres se sont enchaînés, comme les mots et les sourires. Les heures passaient, il devenait tard, les esprits s’embrouillaient mais ni l’un ni l’autre n’avait envie de partir.

C’était une charmante rencontre, avec une personne tout aussi charmante. Une étrange impression de connaître l’autre, par ses écrits, mais une grande part d’inconnu.

Comme dans les contes de fées, les cloches de minuit allaient sonner et… et… et quoi?

Ce qui est fabuleux dans les contes de fées, c’est qu’on peut imaginer la suite que l’on veut. Si vous manquer d’imagination, je peux vous offrir quelques alternatives.

1. Les pintes s’étant faites trop nombreuses, l’Ex et Philtre sortirent de l’endroit où ils étaient et l’Ex se mit à vomir de façon incontrôlable sur le trottoir. Philtre, honteux, partit à la vitesse de la lumière et l’Ex ne l’a jamais revu.

2. L’Ex a décidé de montrer à Philtre comment il était agréable de partir à la recherche de petits amis dans son nez. La fin est identique à l’option précédente.

3. Philtre se rendit compte qu’il avait déjà eu une aventure avec l’Ex et celle-ci n’ayant vraiment pas été à la hauteur et ayant, de surcroît, une haleine de poisson mort, il prétendit aller aux toilettes et s’enfuit.

4. L’Ex apprit à Philtre que son lecteur DVD était défectueux. Le mâle en lui surgit et ils quittèrent pour l’appartement de l’Ex. Le lecteur DVD est toujours défectueux mais le sofa est bien usé.

5. Toute autre réponse .

2007-03-09

Vous, chez moi!

Comme vous pouvez le constater, je vous ai tous et toutes attribué un petit surnom commençant par l'EX, histoire de pousser le concept de Champ de patate, alias l'EX abrupto, jusqu'au bout.
J'ai donc essayé, avec le peu que je connais de chacun d'entre vous, de trouver un qualificatif vous représentant bien. Si j'ai mal viser, s.v.p. m'en informer et me proposer autre chose. Pour ceux qui n'ont pas encore de surnom, c'est que j'ai manqué d'inspiration, alors, vous seriez bien aimable de me donner un petit coup de main!
Sur ce, bonne fin de semaine!

2007-03-08

Folle jeunesse!

Au risque de passer pour une croqueuse d’hommes, je me dois tout de même de vous raconter ma rencontre farfelue d’hier soir, histoire de conserver la réputation de ma vie trop excitante.

Comme vous l’avez sans doute deviné, je suis allée au théâtre avec Scuba girl, qui est mon amie dans la vie, pour ceux qui ne l’avaient pas encore compris. Nous sommes tout d’abord allées manger ensemble avant d’aller prendre un p’tit drink dans le café du théâtre.

Le serveur arrive à notre table, a l’allure du serveur le plus mal à l’aise du monde, nous demande tant bien que mal ce que nous voulons et répond à moitié à nos questions sur les drinks. Il quitte et je lance tout bonnement à Scuba girl : « Y est donc ben louche lui ». Celle-ci approuve tout à fait mon observation et en rajoute en disant qu’il ressemblait au petit gars dans les publicités de Jean Coutu parce qu’il a des grosses narines. Moi, personnellement, je n'ai jamais compris c’t’histoire de grosses narines mais bon, je m’égare.

Finalement, nous jasons un peu et moi, je suis plutôt intriguée par le serveur louche. Non pas qu’il soit attirant, mais uniquement parce qu’il me regarde comme si je sortais live d’une soucoupe volante accompagnée de Raël.

Soudainement, un flash apparu dans ma tête, les images se sont succédées et la face a bien due me changer parce que je n’ai même pas eu besoin de parler que Scuba girl me questionne, d’un ton exaspéré : « t’as déjà couché avec? »

Il y a plus de trois ans, alors que j’étais vraiment une alcoolique finie en quête de sensations fortes. J’avais commencé à fêter à midi avec des amis, fait l’école buissonnière et arrêté de boire vers 22h00. Vous comprenez dans quel état je pouvais être, hein? 10 heures de beuverie, sans aucune interruption.

Ne cherchez pas l’histoire de vomi, y en a pas. Je vomis quand je mélange et cette fois-là, y avait que des pichets de Molson Ex qui défilaient devant moi. L’alcool étant un aphrodisiaque incontestable dans mon cas, j’ai décidé que je partais avec le serveur, du shift de jour bien sûr, parce qu’il était illusoire de penser que je pouvais me rendre jusqu’à 3h à ce rythme-là.

Hier soir, Scuba girl me dit, avec un air presque dégoûté : « Je suppose que tu te rappelles même pas de son nom » En effet, ni même de l’âge qu’il a, ni d’avoir eu un orgasme d’ailleurs.

2007-03-07

Invitation

La Mouette. Ce soir. 20h00. TNM. Billet payé.

Quelqu'un m'accompagne?

2007-03-06

L’homme à l’haleine et à la modestie décapantes



Dans le cadre de mon travail, je rencontre beaucoup de personnes. Ça pourrait définitivement être considéré comme un avantage pour une fille célibataire mais à défaut d’être moron, les hommes qui exercent mon métier sont généralement fendants, caractéristique qui n’a pas l’avantage de m’allumer outre mesure.

Hier matin, je croise un ancien camarade de classe d’université. Tout va bien jusqu’ici, j’en croise régulièrement et la chose se passe normalement plutôt bien. Cette fois-ci, je tombe sur LE gars de l’université le plus content de me revoir de toute la planète. Vous voyez l’ampleur là hein?

Nous ne sommes pas dans un endroit nécessairement propice à la conversation mais lui, il s’en fout. Il me parle, me questionne, enquête sur ma vie, paraît beaucoup trop content que je sois célibataire et me raconte évidemment sa semaine au complet. Tout ceci avec une haleine de j’ai-mangé-du-poisson-pour-déjeuner.

Je fais voir que je suis plutôt mal à l’aise de discuter dans un endroit où l’on doit normalement garder le silence et je réussis tant bien que mal à respirer de l’air pur. Il quitte, je le salue. Quelques minutes plus tard, je dois moi aussi quitter. Je me dirige vers le stationnement et le voit assis pas très loin de la porte. Je fais mine de rien, accélère le pas pour qu’il ne me voit pas.

« Hey L’Ex! »

Merde…

« Haaaaa, salut! » dit-elle avec un air faussement souriant. Je lui dis que je suis plutôt pressée et que je dois retourner au bureau et lui donne ma carte d’affaire.

Il vient de m’envoyer un courriel dans lequel il m'invite à souper (s'entend que c'est pas pour les affaires....) et prend également la peine de me résumer ma situation maritale.

« Donc, si je comprends bien, tu es séparée du gars pour qui tu as tout sacré là dans ta région natale? T’ennuies-tu de chez toi? Tu sais, il y a des avantages à demeurer à Montréal, notamment celui de rencontrer de beaux jeunes hommes dans le cadre de ton travail. »

…

Technologie

J’ai une petite caractéristique que l’on peut facilement qualifier de défaut, c'est selon. Je déteste ne pas maîtriser parfaitement la situation. Je ne suis pas à l’aise en terrain inconnu, ce qui fait en sorte que je peux parfois paraître hostile aux changements.

Quand je suis à l’aise avec un produit, par exemple, je l’utiliserai presqu’abusivement jusqu’à ce que j’en découvre un autre tout à fait par hasard qui me plaît autant ou plus. Ce que je déteste par-dessus tout, c’est lorsque les compagnies décident de modifier le produit en question. Si j’étais si fidèle à mon exfoliant à base de coquilles de noix, c’est peut-être parce que je voulais un exfoliant à base de coquilles de noix. Pas un exfoliant avec des billes micro encapsulées! Micro encapsulées…. Micro encapsulées… Micro encapsulées… C’est quoi ça de toute façon des ost** de billes micro encapsulées?

Je suis également de celles qui n’aiment pas particulièrement la technologie. Je suis incapable de suivre les tendances en ce domaine. Les lecteurs Mp3 ou les Ipod de ce monde, pour moi c’est du chinois. Une cassette, un CD, tsé, ça c’est du concret, du tangible. Y a sans doute le fait que je fasse partie de l’infime minorité de gens pour qui la musique ne procure aucune sensation particulière mais tout de même…

Et que dire du ch*** de lecteur DVD à marde, qui m’a été imposé par les putains de clubs vidéo qui n’ont plus de cimonac de cassette VHS à louer… Avant, j’allais louer un film. Une cassette. Je la sacrais dans mon vidéo et j’écoutais le film. Tout se passait très bien. Je pouvais aisément regarder le film en paix ou bien encore ne pas du tout écouter le film et embrasser et/ou faire autre chose avec le gars bandé sur mon sofa. À ma guise…

Mais là! Mais là mesdames et messieurs, ce n’est plus si simple! Oh que non! Je vais toujours au club vidéo pour louer les films et/ou les séries que je souhaite regarder. Je reviens chez moi et là… et là… Je jette les dés et j’ignore si le taba**** de lecteur DVD va lire l’os*** de DVD à marde.

Non, mais c’est pas fini! Je ne lâche pas si facilement. J’enlève le DVD, le frotte avec un mouchoir, le remet. NIET. J’enlève le DVD, le refrotte, le remet. NADA. J’enlève le DVD, souffle dans l’ost** de lecteur comme dans un cibo*** de Nintendo, remet le DVD. RIEN. Vous devinez que je commence à être d’une humeur on-ne-peut-plus agréable. Alors on s’entend que le pétard nu et bandé sur mon sofa, hé bien il commence drôlement à débander…

Mais je m’égare. À ce stade-ci, vous comprendrez que je m’en fout royalement du beau mec . Ce que je veux, c’est que mon cal*** de lecteur lise enfin le DVD.

2007-03-05

Un moron c'est bien, mais deux c'est mieux.

Je suis, depuis quelques jours à peine, branchée à la maison, ce qui fait en sorte que je peux désormais faire un tas de choses sur le net que je ne pouvais faire à partir du bureau. Je me suis donc réinscrite à Réseau contact, site de rencontres que j’avais essayé l’été dernier suite à ma rupture. Le résultat avait été tout à fait concluant : j’ai rencontré une série de morons l’un après l’autre, histoire de mettre mon moral complètement à plat et de prolonger indûment ma peine d’amour.

Par le plus grand des hasards, j’ai commencé à aller mieux quand j’ai cessé de rencontrer des épais. Voyez, j’ai toutes les bonnes raisons du monde de vouloir me remettre à chercher un moron.

Je ne mets pas ma photo sur ce site, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je n’aime pas particulièrement mettre ma photo sur Internet. Ensuite, j’ai déjà tenté le coup et les hommes (plusieurs d’entre eux) étant des rapaces, je recevais plus ou moins 400 messages par jour, ce que je ne peux évidemment pas gérer, à moins d’avoir une équipe électorale autour de moi pour faire des lettres préfabriquées, des téléphones ou du porte-à-porte.

Après seulement trois minutes sur le site, j’ai enfin rencontré LE moron de la semaine. On s’est mis à jaser sur MSN et il m’a gentiment appris qu’avec 5 pieds 2 pouces pour 125 livres, j’étais grosse. Dieu merci j’avais passé la nuit précédente avec un gentleman généreux sur les compliments parce qu’autrement ça m’aurait mis vraiment trop de bonne humeur.

Quelques minutes plus tard (va savoir pourquoi j’ai continué à jaser avec lui), il s’est mis à devenir paranoïaque et s’est imaginé que j’étais son ex qui l’avait reconnu sur le site et qui le faisait marcher.

Quelle belle rencontre. J’ai déjà hâte à la prochaine.

2007-03-01

Pour une grande malade

Mon amie E.T. est à l'hôpital. Rien de dramatique, on va la rescaper, ne vous en faites pas.

Je pense que ça lui ferait plaisir d'être inondée de messages sur sur blogue lorsqu'elle sortira. Allez! Un petit effort, même à ceux qui ne commentent jamais!

Si vous êtes gentils, je vous ponderai un message érotique bientôt!

Allez! C'est pas là.

2007-02-28

Une soirée dans la Capitale nationale

E.T. sous-marine et moi-même avons eu une idée (que nous croyons) géniale pour démontrer à quel point les individus peuvent avoir une vision et une interprétation différentes d’un même événement.

Le mot d’ordre : raconter notre soirée ensemble à Québec en juillet dernier, chacune de notre côté, sans consultation préalable.

Ma version :

E.T. me propose, un bon soir d’été, que l’on aille passer la fin de semaine suivante à Québec. Pourquoi donc? Pour aller baiser des québécois qu’elle me répond. Bon, elle ne l’a pas dit ainsi, mais le terme qu’elle a utilisé, mon oreille ne peut le supporter.

Étant séparée depuis quelques semaines à peine, l’idée de revivre mes folles années en un week-end m’est soudainement apparue comme salutaire. Le samedi soir, nous sommes sorties dans le seul endroit qui nous avait été suggéré, soit le Maurice. En ce qui me concerne, j’avais espoir d’avoir du plaisir, mais sans plus. Par contre, voyant le succès phénoménal que nous récoltions toutes les deux, le plaisir fut définitivement au rendez-vous.

Le premier jeune homme à nous avoir abordées avait l’air d’un geek de 19 ans qui sortait pour la première fois de sa vie. Il était accompagné de sa gang de Génie en herbes de son école secondaire et tous ses amis semblaient applaudir le courage qu’il avait pris pour venir nous parler.

C’est à ce moment-là que le fun a commencé. Je me suis mise à mentir de façon compulsive à tous les hommes en manque inintéressants qui venaient m’aborder. E.T. qui a trouvé la technique vraiment trop chouette l’a tout de suite adoptée. Bien entendu, fallait se consulter pour dire les mêmes menteries, ce qui a rendu l’exercice vraiment périlleux. Nous étions tantôt des assistantes dentaires de Baie-Comeau venues à Québec pour un congrès, tantôt des secrétaires médicales venues de Montréal pour une formation. Nous adaptions notre discours dépendamment de l’origine des gens. S’ils venaient de Québec, nous venions de Montréal et vice versa.

Un moment donné, je n’avais plus rien à boire et je dis à E.T. : « viens là-bas, il y a un gars qui nous regarde, il va nous payer un verre » C’était un italien de Montréal. On se fit payer quelques shooters et on déguerpit.

Tout compte fait, ce fut une soirée plutôt abordable mais peu productive d’un point de vue conquête. J’ai tout de même passé la fin de soirée à jaser avec un gentil jeune homme dont j’ignore le nom. Je ne me souviens d’ailleurs pas tellement ce qu’on racontait, mon ami Gin tonique se faisait plutôt insistant ce soir-là. Je me souviens par contre d’avoir plusieurs fois dit à E.T. que je trouvais ce gars-là vraiment intelligent. Savoir si lui me trouvais vraiment intelligente après 8 Gin tonique et 5 shooters, c’est une toute autre histoire.

E.T., quant à elle, a décidé de nous garder éveillé jusqu’à 4h30 du matin en choisissant de jeter son dévolue sur le barman qui lui, devait torcher la place avant de quitter. Baon. Il devenait de plus en plus difficile pour l’Ex et Gin tonique de rester éveillés mais le gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom s’en est occupé.

Nous sommes donc, à 4h30, partis pour l’autre bout de la grande région de Québec, dans le fin fond d’un rang à la maison des parents (partis en voyage) du gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom.

Pendant qu’E.T. savourait un moment magique avec le barman dans le spa, Gin tonique a eu raison de l’Ex et elle s’est doucement endormie laissant ainsi le gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom sur son appétît.

2007-02-27

Va donc...

Aujourd’hui, je suis d’une humeur on-ne-peut-plus agréable. Chaque personne qui ose me contredire ou me faire des remarques impertinentes se voit offrir le regard du tueur, gracieuseté de moi-même.

Alors, tenez-vous le pour dit, aujourd’hui est une très mauvaise journée pour toute remarque négative sur mon mode de vie, ma personnalité, mes choix passés, présents ou futurs et même sur la couleur de mes vêtements. Moi, du marine et du bourgogne, je trouve que ça va très bien ensemble et vous avez pas un ost** de mot à dire.

Je vous suggère également, par la même occasion, d’éviter de me dicter ma ligne de conduite. Genre, il est très inapproprié, en cette journée de mauvaise humeur assumée, de me réprimander parce que je ne veux pas faire des tab***** de téléphones pour les élections. Ha! J’oubliais. J’ai une vie en dehors de la politique. En fait, je travaille. Et comme mon emploi régulier paye drôlement plus mon loyer que le bénévolat que je fais pour un parti politique, si ça ne te dérange pas, je vais travailler dans mes dossiers. Ok?

Maintenant, voudriez-vous bien me cali**** patience jusqu’à ce que mon humeur devienne douce, docile et que j’aie, par la même occasion une envie folle de me faire dire que mes choix ne sont pas les bons, que je ne sais pas agencer des couleurs ou encore que je suis une bien décevante militante de ne pas chr***** ma job là parce qu’il y a des élections.

C’est-à-dire jamais.

2007-02-26

Le jour de mes 16 ans

À l’instar de SP4M, j’ai envie de vous parler, dans l’ordre et le désordre, des hommes qui ont eu un impact sur mon existence. Il y en a eu un nombre considérable. Je suis une amoureuse née. J’ai troqué plus souvent qu’autrement les relations qui auraient pu devenir durables pour l’intensité. Pour les nuits enflammées, les papillons qui te dévorent l’intérieur. J’ai longtemps vécu pour ces papillons. Quels regrets en ais-je aujourd’hui? Aucun.


C’était mon anniversaire. Au mois de juillet. J’avais 16 ans. J’ai toujours très peu fêté mon anniversaire. Et je suis une fille qui adore, à l’occasion, être seule. Vivre dans ma tête. J’avais alors choisi de passer mon anniversaire seule, sur le bord du Lac-St-Jean. Me promener parmi les fêtards, très nombreux durant ces chaudes semaines d’été. Des gens venus de partout pour installer leurs tentes quelques jours.


Je n’avais aucune attente, excepté celle d’aller m’asseoir sur un rocher après le quai, seule, et d’écouter le Lac. Ses vagues si douces et chaleureuses la nuit tombée. Je marchais pieds nus sur le sable en direction du quai. Je traversais les dizaines de feus de camps et souriais aux gens. Je me fis intercepter par une bande de jeunes hommes, un peu plus âgés que moi. L’un d’eux me demanda de me joindre à eux. Ce que je fis. J’adore parler aux étrangers.


Il s’appelait Patrick. Il n’était pas du Lac-St-Jean. Et il partait le lendemain. Il était grand, élancé, il avait les yeux noirs et les cheveux très foncés. Sont teint était également basané. Il avait 20 ans ce jour-là. Le même jour que moi. Nous avons passé la nuit sur le rocher, à se raconter nos vies et à écouter la mélodie que nous offrait le Lac. Nous nous sommes embrassés. Et embrassés. Et embrassés. Nous nous sommes difficilement séparés, à 5 heures du matin parce que le sommeil avait raison de nous. J’ai été amoureuse de lui. Le temps d’une nuit. Enlacés l’un dans l’autre, en cette chaude nuit d’anniversaire.


Nous nous étions donnés rendez-vous, sur le même rocher, le lendemain matin. Pour se dire adieu je suppose. Un orage violent a fait rage sur le Lac et a défait nos plans. Nous n’avons pu nous revoir. Ce soir suivant, je travaillais. Arrivée au restaurant où je vendais de la crème glacée, ma collègue me tendit un papier qu’un passant avait laissé pour moi.


« Je suis désolé de n’avoir pu aller à ta rencontre ce matin en raison de l’orage. J’ai passé une nuit extraordinaire en ta compagnie. Tu me manques déjà. »

2007-02-22

Peaulitique

J’ignore si les Oméga 3 ont des pouvoirs aphrodisiaques mais force est de constater que l’Ex souffre d’un trop plein de rêveries d’adultes dernièrement. Et comme elle n’a pas les moyens de ses ambitions, c'est-à-dire un homme nu et bandé sur son sofa, hé bien elle fait comme tous ces autres à qui ça arrive et tente du mieux qu’elle peut de se soulager en regardant tous ces sexy messieurs de la télévision.

Carl Marotte a déjà fait son temps, l’Ex ayant terminé d’écouter les douze saisons de Lance et compte. Que restait-il, hier soir alors que les pensées lubriques envahissaient le cerveau et, vous le devinez bien, le corps chaud et humide de notre protagoniste? Les trois ô combien sensuels chefs des partis politiques?

Je pense que je vais aller faire du lavage moi.

2007-02-21

L'ex, c'est moi!

Je me sens un peu taquine dernièrement. J’ai envie de faire des mauvais coups.

Je pense que c’est ma consommation de petites gélules contenant des Oméga 3 qui me rend autant de bonne humeur. Enfin, on m’avait dit que c’était magique comme résultat alors peut-être que pour moi, ce n’est que placebo, mais qu’importe, ça fait un effet monstre.
Ceci étant dit, si je m’écoutais, je vous raconterais plein d’anecdotes croustillantes sur moi et bien entendu, sur les autres. Mais bon, je crois être allée déjà assez loin dans la révélation et je ne voudrais pas me rendre à ce point répugnante. Déjà que les jeunes garçons commentent de moins en moins sur mes billets. Je ne comprends pas!?
J'irai dans le soft aujourd’hui. Je dois quand même un peu vous épargner, mes pauvres. Alors, juste pour vous, mes amis, je n’écrirai pas d’écoeuranteries jusqu’à ce que vous soyez assez nombreux à me supplier à genoux de vous raconter à nouveau des trucs dégoûtants.

Dans l’attente, je vous demande conseil. Le champ de patate a eu une idée géniale pour mon blogue. Je suis L’ex, je le resterai mais je pourrais utiliser positivement ces deux petites lettres. Après tout, je suis EXceptionnelle, EXtraordinaire, EXcentrique, parfois un peu trop EXcitée, je fais quelques EXcès. Je pourrais même être EXemplaire, je suis parfois EXécrable mais j’EXiste! Je suis de plus en plus EXpérimentée, EXperte en EXcavation (et ce n’est pas des blagues) dans un domaine EXplosif! J’EXplore la vie et tout ce qu’elle m’EXpose. M’enfin, vous comprenez le concept n’est ce pas? Je voudrais maintenant l’EXploiter mais j’aurais un peu besoin de vos brillantes idées!

Autour d’un EXpresso, vous pourriez vous EXprimer et promis, je ne vous parlerai pas d’EXcréments!

2007-02-20

Profession: vomisseuse.

Comme je n’en suis plus à une dégueulasserie près et que vous m’êtes toujours aussi fidèles, j’ai choisi aujourd’hui de vous entretenir d’un sujet ô combien appétissant qu’est le vomi! Si vous pouvez résister à ça, vous êtes vraiment tenaces.

Mon amie E.T. se plie en quatre à chaque fois que j’aborde ce sujet avec elle et c’est à sa demande que je vous livre en grande primeur mes histoires de renvoya! Soit mon amie est une folle finie qui rit de n’importe quoi, soit je suis vraiment très drôle!

Bien sûr, pour faire un bon billet sur la régurgitation, ça prend une bonne expérience sur le sujet. Non seulement je suis surqualifiée en la matière, mais en plus, j’ai l’opportunité de fréquenter des sommités dans le domaine, dont Petite moi.

La relation vomisseuse entre Petite moi et l’Ex a commencé vers 15 -16 ans alors que ces dernières découvraient les compétences de Sel – Téquila – Citron dans un lieu tout à fait distingué qu’était le défunt Bar St-Joseph à Alma. Ce soir-là, l’Ex fît l’expérience du renvoya dans la poubelle-pas-de-sac de la chambre à coucher chez les parents de Petite moi. Elles n’allaient pas s’arrêter là.

Quelques années plus tard, nos deux héroïnes organisèrent un concert privé extraordinaire, auquel ont pu assister quelques chanceux tous membres de la famille de l’Ex. Passé trois heures du matin, les deux joyeuses luronnes entrèrent à la maison avec un commanditaire du nom de Nez rouge. Comble de joie, elles ont toutes deux eu une envie folle d’émettre des sons de régurgitation au même moment, l’une se servant de la cuvette alors que l’autre se contenta du lavabo! Pendant que Petite moi, dont les sons n’étaient pas du tout discrets s’exécutait, l’Ex insistait pour qu’elle baisse un petit peu le volume, histoire de garder le cachet de ce concert privé.

Les années ont passé, l’Ex est déménagée dans la métropole et Petite moi est venue la visiter. Elles sont allées manger des sushis avant d’aller faire l’expérience d’un sympathique bar de chansonniers offrant de la Molson Ex en fût et des shooters douteux. L’Ex ayant acquis une meilleure expérience dans ce type d’activité, elle s’en est sortie avec un léger mal de tête alors que Petite moi, habituée aux bières en bouteille, a passé la journée du lendemain à renvoyer tout ce qu’elle se permettait d’avaler. Et en tant que régurgiteuse professionnelle, Petite moi a, bien entendu, épargné les shooters et mis la faute sur les sushis…

Cette fin de semaine, Petite moi et l’Ex ont cru bon reprendre les expériences passées et ont avalé, sans rechigner, les dégueulasses verres offerts par le Bonhomme-assis-au-bar. Petite moi étant désormais une fière jeannoise, elle en est demeurée indemne alors que la pauvre montréalaise n’a pu s’empêcher de tester à nouveau les toilettes de la maison de son enfance.

Je vous épargne les nombreuses régurgitations dans/sur/sous les taxis, les vomissures de vin rouge sur mes jambes et autres expériences semblables mais vous êtes désormais informés que pour toute question et/ou recherche sur le sujet, je suis LA personne de référence à Montréal.

Au plaisir de vous servir!

2007-02-19

Un gagnant?

Personne ne gagne. Personne n’aura la chance incroyable de se faire payer une bière par moi. Vous êtes tous très loin d’avoir deviné la suite surréaliste de cette histoire sans fin. Vous avez bien sûr nommé certains éléments de la soirée de lundi. Alors, voici en résumé ce qui s’est passé.

Nous avons bien sûr fait l’amour, l’attirance étant encore au rendez-vous. C’était évidemment très bon, mais je me suis surprise à être peu émotive. Une fois l’acte terminé, je me suis relevée, habillée et passée au salon. J’avais pris la décision la semaine précédente de ne plus avoir de peine et ça m’a plutôt bien réussi.

Mr Wings n’a pas tellement apprécié la distance émotionnelle que j’ai imposé entre nous deux. Il a pleuré dans mes bras durant une heure et demi. À me dire à quel point il était malheureux, triste et qu’il ne voyait pas d’issu à sa vie. Qu’il avait l’impression de n’avoir jamais été heureux. Que j’étais une personne extraordinaire, que je le comprenais tellement et qu’il n’en revenait pas à quel point il gâchait tout. Qu’il m’aimait.

J’avais hâte qu’il parte. C’était lourd. Je sentais encore beaucoup d’affection pour lui mais ce mal de vivre m’est soudainement apparu comme insurmontable. Il a eu beaucoup de mal à sortir de chez-moi. Il cherchait et attendait de revoir l’amour dans mes yeux. Il a quitté fragile et émotif. Il m’a dit qu’il voulait me revoir plus souvent. Qu’il allait m’appeler dimanche pour que l’on se voie à mon retour à Montréal.

Je l’ai rappelé durant la semaine et lui ai fait part de mes inquiétudes à son sujet. Je lui ai suggéré d’aller consulter un médecin, que son problème était peut-être médical. Et il y avait des remèdes pour cela.

Il ne m’a jamais rappelé dimanche. J’ai tenté de le rejoindre, mais il n’a pas répondu. J’ai reçu un message texte ce matin :

« Je pense qu’il faut qu’on prenne nos distances. Tu avais raison, je suis plus que mélangé. »

Je n’ai pas répondu et je ne répondrai pas. Il a une fois de plus manqué de courage et a refusé de me dire les choses de vive voix. Il y a des choses que l'on ne peut pas justifier par une dépression et le manque de respect est à mes yeux de cette catégorie. J’ai certes été un peu déçue mais il me facilite drôlement la tâche. Merci d’agir comme un con. Merci.
Signé:
L'ex, désormais libre de fait et de coeur.

2007-02-13

Quelques nouvelles

Je suis très occupée au travail ces jours-ci, voilà pourquoi je suis peu présente pour vous divertir avec d'intelligentes anecdotes sur le décrottage de nez ou autres enjeux aussi primordiaux.
C'est que bien que j'ais une intelligence à faire fuire les garçons peu confiants, je dois tout de même au miminum, prendre connaissance du dossier avant de donner ma dispendieuse opinion.
Tous les bigs shots de ce monde se foutront joyeusement de ma gueule, mais dès ce soir, je quitte la métropole pour un voyage d'affaires au Saguenay. C'est drôle, je sais. Certains vont brasser des grosses affaires à Toronto, moi je vais au Saguenay.
Comble de hasard, c'est ma région natale. Bon, en fait, je viens du Lac, non du Saguenay, mais bien qu'il y ait une rivalité animale entre les deux, il n'en demeure pas moins qu'elles sont situées à 20 minutes l'une de l'autre, ce qui me permettra, après de longues journées à travailler avec les saguenéens, d'aller me ressourcer le soir avec les jeannois. Dont ma meilleure amie que j'espère autant enthousiasmée que moi à l'idée de passer un week-end ensemble!
Sur ce, je vous souhaite une belle semaine et je vous laisse sur un début d'information, histoire de vous agacer un tout petit peu.
J'ai revu M. Wings hier.... Devinez la suite! À gagner, une pinte de bière en ma charmante compagnie à celui ou celle qui sera le plus près de la vérité! Interdiction de participer à ceuzes à qui j'ai raconté l'histoire hein...

2007-02-09

Lui

Tant qu’à faire dans la confidence, je dois vous avouer quelque chose. Depuis quelques semaines déjà, j’ai un nouvel amant. Oui, je sais, c’est mal quand notre cœur est déjà pris, mais vous pardonnerez sans doute cette infidélité émotive étant donné la célèbre ambiguïté de M. Wings. J’étais tout de même un peu honteuse de vous l’avouer.

Tout est tellement clair entre nous. Nous savons tous les deux que ce n’est que temporaire. Nous ne pouvons imaginer une relation exclusive l’un avec l’autre. Mais disons que nous profitons bien l’un de l’autre dernièrement. Il me fait un bien fou. Vous savez, cette étrange impression de se sentir en sécurité, presque comme dans le ventre de notre mère. Dans ses bras, le temps s’arrête, tout simplement.

Il ne me pose jamais de questions. Il prend les moments que je veux bien lui offrir, se fait à de rares occasions un peu plus insistant, mais ça fait aussi son charme. Il vient toujours me rendre visite chez moi, vers 22h00 lorsque nous avons nos activités respectives dernières nous. Je m’abandonne rapidement dans ses bras et nous profitons intensément de chacun de ces moments parce que nous savons tous les deux que c’est éphémère. Que toutes ces heures passées ensemble s’envoleront un jour ou l’autre. Quand (si) M. Wings reviendra. Quand j’aurai quelqu’un d’autre ou peut-être même quand l’été arrivera et que mes multiples activités sociales renaîtront. Nous savons. Mais pour l’instant, rien n’est plus précieux pour moi que de retrouver, assez tôt, chaque soir ce doux et charmant Morphée.

2007-02-08

Entre toi et moi

Vous souvenez-vous de mes 5 secrets que je vous ai dévoilés il y a quelques temps déjà? Je vous avouais sans gêne que j'adorais me décrotter le nez avec mes doigts...

Je suis également une rongeuse d'ongle compulsive et ce, depuis que j'ai des dents pour le faire. Hé bien je vous offre tout à fait gratuitement cette autre confidence salée:

Ça fait un mois que j'ai cessé de ronger mes ongles. J'ai désormais de jolis ongles de fille que je passe mon temps à vernir de toutes les couleurs.

Or! Voilà que je ne peux même plus me décrotter le nez sans risquer de me causer de graves blessures sanglantes…

Je suis charmante, je sais.

Soap oprah (la suite)

Bien que l’intrigue n’ait pas encore de dénouement final, je poursuis le dévoilement de ce charmant soap oprah Ailes de poulet sauce piquante. Ayayaye!

Statut quo pour M. Wings. Le petit coco est toujours aussi mélangé et la santé mentale de l’Ex de plus en plus fragile. Bien que celle-ci soit convaincue que le petit coco est sincère, il n’en demeure pas moins qu’elle est lucide et qu’elle se rend bien compte du petit jeu de manipulation. Elle a même eu droit à une crisette de jalousie parce qu’elle a osé avoir une date avec un garçon qui s'est avéré pas charmant du tout vendredi passé. M. Wings n’a pas apprécié sentir sa proie si solidement accrochée à ses griffes se détacher tranquillement.

On sait tous que l’Ex ne devrait pas embarquer dans ce petit jeu, mais que voulez-vous, la pauvre petite se sentant amoureuse et ayant la drôle d’impression que c’est le seul homme de tout l’univers qui puisse l’aimer, sauf peut-être le gros dégueu en jogging qui attend l’autobus dans Hochelaga avec sa tuque des expos, alors, elle flanche. C’est inévitable. C’est viscéral. Même les crises de jalousie de M. Wings sont cutes à ses yeux. L’incertitude de M. Wings goûte aussi le caramel mou, vous en doutez bien.

N’empêche que là, l’Ex ayant réalisé que bien qu’elle aimait M. Wings, elle s’aimait encore bien plus. Alors, pour sauver sa peau, a décidé de mettre un ultimatum. Non pas à M. Wings, mais à elle. Non mais, ça suffit l’incertitude là. Il a quoi à risquer le p’tit coco hein? On ne joue pas sa vie là.

On va se dire la vérité en pleine face. Il hésite entre deux. Entre la Trouble maker et l’Ex. Entre cette fille avec qui il a été 8 ans, avec qui il a bâtit une maison qu’elle habite toujours. La famille de la Trouble maker est semble-t-il fort attachante en plus. Mais elle l’a trompé pendant 6 mois pour enfin partir avec son amant pour vivre avec lui un an. Elle l’a même volé lors de la séparation et le supplie maintenant de revenir en disant que c’était une erreur de parcours (qui a duré au total un an et demi…) Si M. Wings hésite entre ça et la personne formidable qu’est l’Ex (c’est lui qui le dit!), hé bien on a un sérieux problème.

Il n’a pas de couilles. Pas assez pour l’Ex en tout cas. C’est ça l’ultimatum. Ça peut virer un cœur à l’envers de se faire faire la cour par son ex. J’en conviens. J’aurais sans doute été moi-même assez à l’envers. Mais faut en revenir un moment donné. Faut agir. Prendre une décision. Passez à l’acte. ACTION.

L’Ex a donc dit à peu près tout ça à M. Wings. Et elle se sent définitivement mieux. Elle a particulièrement aimé le moment où elle a dit à ce pauvre petit-coco-sans-défense-mêlé-qui-fait-donc-bien-pitié qu’il n’avait pas de couilles.

« J’étais tombée amoureuse du gars entreprenant. Du gars fort et déterminé. Maintenant, tout ce qu’il reste de ça, c’est un pauvre gars sans couilles qui refuse d’avancer dans la vie. Je n’en veux pas de ça. T’as pas assez de couilles pour être avec une fille comme moi. »

Il a pris la fin de semaine pour y penser. Il va sûrement revenir en disant à l’Ex qu’il n’est pas prêt et qu’il a besoin de temps, ce qui confirmera la théorie de l’Ex : il n’a pas assez de couilles pour elle.


La saison achève.

2007-02-07

Clarica

Je pense que certains trucs méritent d’être clarifiés. Je me rends compte que la part de vérité et la part de fantaisie se distinguent difficilement dans mes écrits.

Hier, j’ai tenté de faire de l’ironie. Manifestement, ça n’a pas été très bien reçu. Non, je n’ai pas été plus choyée que les autres. Vous savez tous que toutes les familles et toutes les personnes ont leur part de misère et ce n’est pas plus vert dans la cour du voisin.

Il est vrai que j’emmerde. Que je devrai trouver un défi à la hauteur de mes attentes. J’ai toujours été et suis encore profondément paresseuse. Intellectuellement surtout je dirais. Toujours été trop facile de ce point de vue.

Mais y a pas que ça et c’est ce que je voulais faire ressortir, un peu maladroitement sans doute. Dernièrement, j’ai beaucoup entendu les autres me dire que je n’avais pas le droit d’être malheureuse. C’est un crime de se lamenter quand on est jeune, belle, intelligente et qu’on a une bonne job. Je m’excusais ironiquement d’avoir tout ça.

Je sais, il y a des millions de gens qui meurent de faim et qui voudraient juste être à ma place. Je le sais et je me le répète chaque jour avant de prendre les nerfs pour des futilités. Mais je vois aussi des millions de gens qui sont amoureux, des femmes enceintes à tous les coins de rue, des beaux bébés blonds desquels je me surprends à rêver être la mère.

C’est tout. Y en a qui rêvent de faire le tour du monde, d’autres qui rêvent de faire le party pour le reste de leurs jours. D’autres aspirent à une carrière florissante. Moi, ce qui me fait rêver le soir au coucher, c’est d’avoir un projet de vie avec quelqu’un. Y a rien qui me rendrait plus heureuse que de planifier aller faire l'épicerie avec quelqu'un samedi matin.

Je le sais, je ne l’ai pas cette possibilité. Pas maintenant en tout cas. Je sais, ne me cassez pas les oreilles pour me dire que ça viendra, qu'il ne faut pas chercher, etc. Je sais aussi que je dois vivre et que la vie ne se résume pas à l’amour. Je sais. Et ça aussi c’était supposé transparaître hier. Je n’ai pas l’amour alors je vais me noyer dans autre chose. Un nouveau défi. Quelque chose de plus utile que le vin rouge surtout. C’est tout.

Le Nunavut pour une poule de luxe frileuse, c’est un bon défi ça…

2007-02-06

Lettre à la Vie



Bon, la Vie, toi et moi, faut qu’on se parle. Ça ne peut plus durer comme ça. J’en ai marre. Je comprends que tu puisses être frustrée, parce que je ne t’ai pas toujours très bien traitée alors que toi, hé bien tu me la donnais un peu facile. Je suis désolée. Je m’excuse.


Je m’excuse d’avoir toujours bien réussi à l’école sans lever le petit doigt. Je m’excuse d’avoir gagné une tonne de bourses d’étude et d’avoir remporté plein de prix d’art oratoire. Je sais, je n’aurais pas dû.

Je m’excuse d’avoir gagné des médailles d’or aux jeux du québec.

Je m’excuse au nom de mes parents d’avoir fait le taxi à tous les jours pour que j’aille m’entraîner. Je m’excuse en leur nom également pour m’avoir encouragé, de m’avoir payé une partie de mes études et de m’avoir donné une voiture. Je m’excuse de leur part d’avoir remboursé mes prêts et bourses.

Je m’excuse d’avoir une face pas trop laide, d’avoir les cheveux blonds, les yeux verts et pourquoi pas, je m’excuse d’avoir la poitrine de Pamela Anderson. Je sais, je n’aurais pas dû.

JE M’EXCUSE OK?

Maintenant, on va se le dire une fois pour toute : j’ai assez payé.

Je suis d'accord, t'es pas un enfer. Mais ciel que tu m'emmerdes. Quand je pense à toi ces temps-ci: zzzzzzzzzzzzZZZzzzzzzzzzzZZZzzzzzzzzzz

Je travaille amplement pour ce que je gagne. On attend toujours plus et plus de moi et ce n’est pas toujours le fun…

Je paye tous mes comptes à chaque mois. Je roule encore dans la bagnole gratuite que mes parents m’ont donnée et c’n’est pas du luxe, crois-moi.

Je suis célibataire et je me fais apparemment niaisé par le salaud de qui j’ai osé tomber amoureuse.

J’ai un caractère de cul. C’est cher payé ça.

Je fais tout pour t’aider à me rendre heureuse. Ça me coûte une fortune en professionnels de toute sorte pour soigner mon âme et mon corps.

T’attends quoi de moi maintenant? Que je retourne aux études? Que je cherche un nouvel emploi ? Que j’aille adopter une chinoise? Que je déménage dans un autre pays?
Je te le demande formellement: envoie-moi un défi.